Le gouvernement et la sécurité routière

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Le gouvernement tchèque, en l'occurrence le ministère des Transports voudrait diminuer le nombre des morts de la route de moitié en 2010. Comment ?

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Le bilan est tragique, sur les routes tchèques : 1 300 morts et 6 000 blessés graves par an. Les dommages s'élèvent à la somme de plus d'un milliard d'euros. Comment faire face à cette hécatombe ? Le gouvernement vient de publier sur son site internet la « Stratégie nationale de la sécurité routière ». Les points principaux ? Augmenter la sécurité passive des véhicules, des routes et autoroutes, élever le niveau de la formation des conducteurs, mais aussi renforcer les mesures de répression. La Commission européenne s'est fixé le même objectif en 2001, déjà. Selon le « Livre blanc de la politique européenne en matière de circulation routière », en 2010, le nombre de morts sur les routes européennes devrait diminuer de moitié. Actuellement, il y a 40 000 morts par an, sur les routes des Quinze. En Tchéquie, les statistiques sont inquiétantes, en 2002, par exemple : chaque jour, la police a enregistré 522 accidents de la route, avec 73 blessés et 4 morts. Les dommages matériels quotidiens s'élèvent à la somme de 4 millions d'euros ! Les raisons de cette situation peu réjouissante ? Le ministère des Transports les décèlent, surtout, dans la législation qui n'est pas adaptée au nombre croissant de
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véhicules automobiles et à la violation du code de la route et des normes juridiques en vigueur. Principaux responsables des graves accidents de la route ? Excès de vitesse, refus de priorité, l'alcool au volant. Ajoutons à cela une signalisation insuffisante et des équipement obsolètes sur les routes. D'après le ministère des Transports, les conducteurs ne se sentent pas assez responsables, aussi bien de leur vie et de leur santé que de celles des autres participants à la circulation routière, en comparaison avec leurs collègues de l'Europe occidentale. L'objectif de l'Europe unie, donc aussi de la Tchéquie, à compter du 1er mai 2004 : faire d'un accident de la route une exception. Encore faudra-t-il que les députés et sénateurs tchèques adoptent le nouveau code de la route proposé par le ministère, un projet qui, déjà, suscite la polémique. Son principal atout en matière de sécurité routière ? Le permis de conduire à points. Il existe déjà en Europe de l'ouest. Les conducteurs tchèques seront-ils plus disciplinés ? Force est d'en douter. Les spécialistes penchent, plutôt, pour une formation augmentant le sens de la responsabilité et affirment que la répression ne suffit pas.