Les agriculteurs tchèques dans l'UE

EU-Subventionen für tschechische Landwirte

L'entrée de la Tchéquie dans l'Union européenne, le 1er mai 2004 : les agriculteurs tchèques en ont-ils peur ? Le monde agricole est divisé sur cette question. Certains agriculteurs attendent cette date avec impatience, d'autres la redoutent. Les vignerons tchèques, par exemple, ont des soucis.

En effet, après l'adhésion de la Tchéquie à l'Union, il ne leur sera plus possible d'élargir leurs vignobles, en vertu de l'interdiction de Bruxelles concernant les nouveaux membres. Pour cela, dans les vignobles tchèques, et surtout moraves, on plante jour et nuit, avant la date fatidique du 1er mai. En effet, les vignerons tchèques sont optimistes. Ils pensent que la Tchéquie, pays de la bière, vivra le même phénomène que l'Allemagne où la consommation du vin a dépassé celle de la bière. Actuellement en Tchéquie, on consomme dans les seize litres de vin par habitant et par an. La moyenne européenne est de vingt-cinq litres. Les producteurs de produits agricoles bio n'ont pas peur non plus de l'entrée dans l'Union. Ils comptent sur les subventions de Bruxelles. Par contre, les éleveurs de bovins, de porcs et de poulets craignent une très forte concurrence de la part de la Pologne et la Hongrie, des pays qui produisent à moindres frais. Dans d'autres domaines de la production agricole, comme celui des céréales, pas de panique pour l'instant. Les producteurs pensent même qu'ils pourront exporter plus facilement et à meilleur prix sur le marché européen. Côté prix, selon le ministère de l'Agriculture, l'élargissement de l'Union européenne ne devrait pas conduire à une hausse extraordinaire des prix.