Moins de morts sur les routes tchèques

Il semble que la politique de sécurité sur les routes, adoptée par le gouvernement tchèque, porte ses fruits. En effet, depuis le début de l'année jusqu'à la fin du mois de d'avril, les routes tchèques n'ont fait que 293 victimes. En comparaison avec la même période de l'année précédente, cela fait 60 morts de la route de moins.

Les Tchèques seraient-ils, enfin, conscients du danger qui les guette sur les routes quand ils ne respectent pas le code ? D'après les services de police, oui. Ce lundi, le président de la Police tchèque, Jiri Kolar, déclarait : « On voit que de plus en plus de chauffeurs commencent à se conduire selon les règles du code de la route. Le nombre de contraventions infligées en témoigne, car il y en a de moins en moins, ces derniers temps ». La police est persuadée que le changement de conduite des Tchèques sur les routes est le résultat des contrôles sévères qui ont commencé à l'automne dernier. Un paradoxe pourtant : il y a moins de morts sur les routes, mais le nombre d'accidents a augmenté. La police de la route n'en démord pas : le principal est qu'il y ait moins de victimes, que les accidents soient moins graves, que les conducteurs roulent moins vite, qu'ils fassent plus attention, qu'ils craignent les contrôles routiers et respectent le code. Pour Josef Tesarik, de la police de la route républicaine, cela est encore insuffisant : dans les pays du Benelux, on compte 80 victimes de la route par an pour un million d'habitants. En Tchéquie, elles sont au nombre de 130. Le président de la Police tchèque, Jiri Kolar, est pour la rigueur : les contrôles routiers se poursuivront, les deux prochains étant planifiés pour le mois de juillet. Pour les spécialistes de la circulation automobile, la baisse du nombre de victimes de la route n'est pas due, seulement, aux contrôles. Bien d'autres facteurs entrent en jeu, comme le temps, par exemple. Moins d'accidents quand il fait beau, plus quand il pleut, brume ou neige...