L’enseignante accusée d’avoir nié les crimes de guerre russes en Ukraine cette fois condamnée
L’affaire de l’enseignante Martina Bednářová, qui est accusée d’avoir nié l’existence de crimes de guerre russes en Ukraine devant ses élèves lors d’un cours donné au printemps 2022, peu après le début de l’agression russe, n’est toujours pas résolue. Après que la Cour suprême (NS) a annulé l’acquittement dont la femme avait bénéficié en janvier dernier, elle a été condamnée, jeudi, par le tribunal de district de Prague 6 à sept mois de prison avec sursis probatoire de vingt mois. Une interdiction d’activité pédagogique d’une durée de trois ans a également été prononcée, de même qu’une obligation de suivre une formation d’éducation aux médias. Le jugement n’étant cependant pas exécutoire, il est susceptible d’un nouvel appel.
La juge, qui a expliqué que « personne ne juge madame Bednářová pour ses opinions », a justifié sa décision par le fait qu’elle avait exprimé celles-ci devant ses élèves, « des enfants de 13-14 ans qu’elle a pris en otages et qui ne pouvaient rien faire d’autre que de rester assis et d’absorber ses points de vue », abusant ainsi de son statut d’enseignante.
Le tribunal de district de Prague 6 a été saisi de cette affaire pour la troisième fois déjà. Les deux premières fois, il avait acquitté l’enseignante, et le jugement avait même été confirmé par la chambre d’appel la deuxième fois. Cependant, la Cour suprême a annulé les précédents verdicts en janvier dernier.