Petr Pavel se veut prudent et patient sur « le processus de création d’un État palestinien »

Alors que l’Australie, le Canada et le Royaume-Uni ont officiellement reconnu l’Etat de Palestine, ce dimanche, soit à la veille du discours d’Emmanuel Macron à l’ONU, qui concrétisera la reconnaissance de la Palestine également par la France, le président tchèque s’est exprimé sur le sujet, ce dimanche, avant de s’envoler pour New York. C’est là que se tiendra le sommet mondial qui visera à relancer la solution à deux Etats, israélien et palestinien, coexistant à l’intérieur de frontières sûres et reconnues.

Selon Petr Pavel, qui s’adressera à l’Assemblée générale mercredi, le processus de création d’un Etat palestinien doit être le résultat de négociations entre toutes les parties concernées, y compris Israël, et des « conditions minimales » doivent être remplies pour cela. Dans le cas contraire, toujours selon lui, il s’agit plus ou moins d’une « déclaration politique » qui, dans la situation actuelle, « peut susciter des attentes qui compliqueront les négociations elles-mêmes ».

Toujours selon le chef de l’Etat, la Tchéquie envisage la question des Palestiniens en Israël principalement sous l’angle de l'aide humanitaire, de la pression exercée sur le mouvement terroriste Hamas pour qu’il libère tous les otages et de la pression exercée sur Israël pour qu’il cesse les opérations militaires. « Il sera réellement possible de discuter du prochain agencement lorsque les besoins humanitaires fondamentaux de la population palestinienne auront été satisfaits, ce qui prendra bien sûr un certain temps », a-t-il ajouté.