Le leader du SPD critiqué pour ses propos sur le chef de la police

Le leader du parti d’extrême-droite SPD, Tomio Okamura, a été critiqué pour avoir menacé de démettre le chef de la police de ses fonctions. Il a déclaré mardi que si son parti prenait le contrôle du ministère de l’Intérieur dans le futur gouvernement, il remplacerait l’actuel président de la police, Martin Vondrášek. Tomio Okamura lui reproche les poursuites dont il fait l’objet dans l’affaire des affiches électorales du SPD l’an dernier et pour lesquelles lui et son parti ont été inculpés pour incitation à la haine raciale.

Martin Vondrášek s’est défendu en rappelant que la compétence pour engager des poursuites pénales revenait à l’autorité policière compétente et au procureur général, et non au président de la police.

Le chef du mouvent ANO, vainqueur des élections, Andrej Babiš, a qualifié l’appel de Tomio Okamura à remplacer le président de la police de « tout à fait inapproprié ». Selon la Télévision tchèque, le parti ANO souhaite désormais proposer au SPD le ministère de la Défense à la place du ministère de l’Intérieur, en raison de ces déclarations. Les membres de la coalition sortante ont critiqué l’homme politique pour « avoir exercé une pression brutale sur les forces de l’ordre et tenté d’intimider la police ».

Auteur: Anna Kubišta