Ligue des champions : et revoilà le « bon vieux Slavia »
Trois semaines après la triste défaite (0-3) concédée à Milan contre l’Inter, le Slavia se déplaçait de nouveau en Italie, mercredi, à l’occasion de la 3e journée de la Ligue des champions. Et cette fois, au terme d’une prestation autrement plus convaincante et encourageante pour la suite de la compétition, les Pragois en sont revenus avec un résultat plus positif, puisqu’ils ont tenu en échec l’Atalanta Bergame (0-0).
Avec deux points au compteur et une 28e place au classement, juste derrière l’AS Monaco à la différence de buts, difficile d’affirmer, après les trois premières journées de la phase de ligue, que le Slavia a réalisé des débuts retentissants dans la plus prestigieuse des compétitions européennes.
Néanmoins, mercredi soir à Bergame, les Pragois ont démontré que, même avec des moyens forcément plus modestes que ceux de la majorité des autres clubs en lice, ils pouvaient avoir leur place parmi la crème de la crème continentale.
« Ce point est précieux pour nous, mais ce qui l’est encore plus, c’est notre performance et le fait que nous ayons montré à nouveau le visage du bon vieux Slavia », a d’ailleurs reconnu l’ailier Vasil Kušej au terme d’une rencontre certes restée vierge de buts jusqu’au bout mais toujours animée et riche en occasions.
Par « bon vieux Slavia », comprendre une équipe pas avare de ses efforts, au style de jeu physiquement particulièrement exigeant, avec de nombreux duels, mais qui ne craint pas non plus de s’exprimer et d’aller de l’avant une fois en possession du ballon. Et ce, y compris contre des formations qui lui sont supérieures techniquement, comme précisément l’Atalanta.
Un style redouté qui a déjà permis aux Pragois de faire souffrir plusieurs cadors européens ces dernières saisons et qui porte la marque de fabrique d’un entraîneur, Jindřich Trpišovský, particulièrement satisfait de la performance d’abord collective de ses hommes mercredi :
« Ils ont vraiment donné le maximum, certains joueurs ont repoussé leurs limites, voire les ont dépassées. Nous avons affronté une équipe de l’Atalanta vraiment redoutable, dont il ne faut pas oublier qu’elle a remporté la Ligue Europa il y a un an, mais nous avons tout donné et c’est pourquoi je pense que nous avons été récompensés à certains moments clés du match. »
Ces moments clés, ce sont d’abord les sauvetages du gardien Jakub Markovič, habituel remplaçant qui a enfilé le costume de héros à Bergame et qui aura assurément été l’un des meilleurs joueurs du Slavia. Mais en deuxième période notamment, avec un peu plus de réussite ou d’audace sur certains coups, les Pragois, plus entreprenants, auraient pu, eux aussi, décrocher le jackpot et signer un des gros coups de la soirée.
Car avant de recevoir Arsenal le 4 novembre pour ce qui constituera l’un des sommets de son parcours en Ligue des champions cette saison, le Slavia, frustré par les Norvégiens de Bodo/Glimt (2-2) en ouverture de la compétition avant d’être balayé par l’Inter à San Siro, ne possède « que » deux petits points. Un bilan provisoire insuffisant pour envisager de se qualifier pour les play-offs mais que Jindřich Trpišovský, pour l’heure, préfère envisager avec un œil autre que celui d’un simple comptable :
« La qualité de jeu (en Ligue des champions » est vraiment très élevée, le football ne cesse de s’accélérer, c’est pourquoi nous devons rester à la fois humbles et affamés. Bien sûr, j’aurais préféré que nous remportions au moins l’une de ces trois rencontres, car nous rêvons toujours d’une première victoire dans cette compétition.
Nous pouvons regretter l’issue du premier match, où nous avons été trop fébriles sur la fin alors que nous menions de deux buts et où nous aurions dû nous imposer. Avec deux points de plus, je pourrais dire que je suis pleinement satisfait, mais nous savons aussi que notre performance à Milan n’a pas été bonne et que nous n’avons pas été à la hauteur de l’événement. »