Ostrava prend des couleurs le temps d'un week-end

Thierry Robin, alias Titi

Le festival musical Colours of Ostrava s'est déroulé ce week-end et a réuni des milliers de personnes pendant trois jours dans la plus grande ville de Moravie du nord. A côté des têtes d'affiches venues des Etats-Unis et d'Afrique, des formations étrangères peu connues du public tchèque avaient fait le déplacement. C'est le cas du Titi Robin Quintet, le groupe de Thierry Robin, alias Titi, qui a livré ses impressions au micro de Radio Prague juste après son concert.

Thierry Robin, alias Titi
« C'était le premier concert en République tchèque pour nous. C'était difficile, parce qu'on est parti le matin de Paris pour jouer le soir même ici. Mais le public tchèque a été très chaleureux et nous a soutenus, donc nous sommes très contents et espérons pouvoir rejouer dans le pays. Tous nos amis musiciens nous ont dit que le public tchèque était chaleureux. »

« Dans ma musique, il y a des influences certaines de Roumanie, de Grèce, peut-être de Yougoslavie... Ce n'est pas toujours volontaire mais bon, j'ai ma culture tzigane qui joue beaucoup et qui fait que j'ai des liens avec la musique d'Europe de l'est. Dans ma musique il y a une part méditerranéenne, une part européenne, et une autre plus asiatique, indienne. L'Europe de l'est a toujours été un point de passage entre l'Europe occidentale et l'Orient, donc ce qui se passe dans ma musique peut-être que les gens d'ici l'ont connu aussi dans leur culture. »

« Toutes les musiques que nous jouons sont mes compositions et ma culture est gitane et méditerranéenne. Ma musique est le reflet de ma vie. Les musiciens sont très importants parce qu'on improvise beaucoup : il y a Francis Varis à l'accordéon, le chanteur flamenco espagnol né au Maroc Jose "Pepito" Montealegre, le jeune et talentueux percussionniste brésilien Ze Luis Nascimento, Pascal "Kalou" Stalin à la basse, et je joue du bouzouq, de l'oud et de la guitare. »