« Pour apprendre une langue slave, il faut être ouvert d’esprit »
En République tchèque, chaque année, six universités proposent une école d’été d’études slaves aux étudiants étrangers désireux d’apprendre le tchèque, ou de perfectionner leur pratique de la langue, et, plus généralement, d’approfondir leurs connaissances de la culture et de l’histoire du pays. Parmi ces étudiants souvent venus du monde entier, un Français peut se prévaloir d’un parcours singulier. Depuis une première expérience à Plzeň en 2019, jusqu’à la dernière, cet été à Poděbrady, Charles a en effet participé à chacune de ces formations. Nous l’avons récemment rencontré à Prague pour qu’il nous raconte la belle histoire qui le relie à la République tchèque.
« Je m’appelle Charles Guillorit, suis historien du droit, originaire de Bordeaux, et depuis maintenant plus de sept ans, j’apprends le tchèque. »
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« Depuis que j’ai entrepris ma thèse qui porte sur la Tchécoslovaquie, j’ai pris ‘l’habitude’ d’apprendre le tchèque en école d’été (Letní škola slovanských studií). Et il se trouve que cette année, j’ai suivi à Poděbrady les cours de la sixième et dernière de ces écoles existantes, après donc Plzeň, Olomouc, Brno, Prague, à deux reprises, et České Budějovice. Je suis désormais en quelque sorte ‘un homme complet’ et c’est pourquoi j’avais envie de partager cette expérience avec vous. »
Au fil des années, était-ce devenu un objectif de fréquenter chacune de ces écoles d’été ?
« Au départ, pas du tout. Je me suis inscrit à ces formations le plus souvent parce qu’elles correspondaient à mon agenda, à ce que je pouvais faire de mon temps libre, et aussi par rapport à ce qui m’y était proposé. Et finalement, au bout des troisième et quatrième écoles d’été, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas en faire le tour complet. »
« La première expérience, de trois semaines, remonte à 2019 à Plzeň. Depuis, j’ai découvert que chacune de ces écoles avait sa propre personnalité. Tandis que celles de Brno, d’Olomouc et de Prague sont réputées pour le grand sérieux de leurs cours, les autres sont un peu plus ‘artisanales’ notamment parce qu’il y a moins d’élèves et donc de professeurs ; ce qui ne les empêche pas de proposer des cours de grande qualité. Au final, on y apprend toujours quelque chose parce qu’une école d’été, c’est d’abord l’occasion d’apprendre et de pratiquer le tchèque de manière intensive pendant trois semaines à un mois. Quoiqu’il arrive, c’est toujours un pont qualitatif certain. »
« Je ne saurais pas vraiment dire quelle est celle que j’ai le plus appréciée ou celle qui m’a le plus apporté parce que j’ai vraiment passé de très bons moments dans la plupart de ces écoles d’été. On y apprend le tchèque, certes, mais on y fait aussi des rencontres. Je me suis fait de grands amis autant à Brno qu’à Prague et à České Budějovice et j’ai passé de bons moments aussi dans les autres villes. Par contre, je dirais que c’est à Brno que les cours sont le plus exigeants. »
Quel est aujourd’hui votre niveau de tchèque ?
« Officiellement, selon le certificat de l’école d’été de Prague, j'ai un niveau C1 (niveau d’utilisateur expérimenté ou autonome). Dans les faits, je dirais plutôt que selon les thèmes dont je parle, j’ai un B2 correct (niveau d’utilisateur avancé ou indépendant) et, sinon, à minima, un B1 (l’utilisateur comprend les points essentiels d’une discussion quand un langage clair et standard est utilisé et s’il s'agit de choses familières). »
Autrement dit, lorsque vous séjournez en République tchèque, êtes-vous en mesure de vous débrouiller au quotidien ?
« Disons que j’ai passé ce stade où je n’ai plus peur d’une conversation téléphonique, je n’ai plus besoin de l’aide du mime pour pouvoir parler. Donc oui, de manière générale, j’arrive, même avec un vocabulaire basique, à faire comprendre mes besoins. »
D’où est venu cet intérêt pour le tchèque ?
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« En fait, comme je travaillais sur la Tchécoslovaquie communiste dans le cadre de ma thèse, ma première expérience s’est faite à Prague. Mais avant cela, la genèse de cette thèse est une relation qui a commencé à Bordeaux avec une étudiante tchèque en Erasmus. Nous avons décidé de continuer ensemble, ce qui nécessitait de venir vivre en Tchéquie mais aussi de trouver un sujet en histoire du droit propre à ce pays. En somme, c’est un parcours très classique de gens qui apprennent le tchèque : avoir un partenaire ou une partenaire tchèque. »
« Il y a toujours eu une collaboration intellectuelle et artistique entre la France et la Tchécoslovaquie »
‘La liberté littéraire en France et en Tchécoslovaquie en période de guerre froide’ était le thème de cette thèse de doctorat. Quels étaient les objectifs de ce ce travail de recherche et qu’avez-vous découvert ?
« C’est difficile de résumer des années de recherche en quelques phrases, mais tout d’abord, pour ce qui est de la période, j’ai personnellement toujours été un ‘second vingtiémiste’ dans les choix de mes travaux en master. »
« Ensuite, le choix de la Tchécoslovaquie parce que ma partenaire était tchèque et de la France parce que c’était le pays que j’étudiais jusqu’alors. Par ailleurs, je me suis toujours dit que confronter des modèles Est-Ouest qui ne sont pas souvent comparés de cette manière et voir ce qui pourrait ressortir de cette comparaison, pouvait être intéressant. »
« Quant on travaille sur la liberté littéraire, on travaille en fait sur la censure, et on m’a souvent demandé, quand je parlais de mon sujet, s’il y avait de la censure en France. Or, quand on compare ces deux modèles, on s’aperçoit que si, effectivement, la Tchécoslovaquie avait une censure plus systémique et plus autoritaire que la France, cela n’empêche pas celle-ci de connaître à certaines périodes un certain autoritarisme. Je pense notamment à la guerre d’Algérie, mais aussi à tout ce qui, après les guerres coloniales, touche à ce sujet. On peut avoir des résurgences parfois de censure autoritaire, même en modèle libéral, et je pense que ma thèse dit de faire attention à ce genre de frontières qui, parfois, sont assez poreuses. »
Dans cette comparaison entre France et Tchécoslovaquie, quelles sont les périodes clés dans cette seconde moitié du XXe siècle ?
« Dès le début, je voulais étudier les années 1990, non seulement pour ne pas me limiter à la période communiste, mais aussi parce que je pensais qu’il serait très intéressant de voir comment ce retour à la démocratie se passe en termes de système juridique. »
« Surtout, ce qui est très intéressant finalement dans ce sujet, c’est que la France et la Tchécoslovaquie, au ‘début du second XXe siècle’, ont le même point de départ, dans le sens où ce sont deux pays qui ont été occupés par l’Allemagne nazie. On pointe du doigt les excès de la presse en termes de corruption qu’il y a eu entre les deux guerres. Et finalement, on va essayer d’apporter des réponses à ce problème de corruption endémique en s’efforçant de faire de la presse – et de l’édition dans le cas de la Tchécoslovaquie - un service public. Et surtout, évidemment, de faire une purge des intellectuels et des hommes de lettres qui ont collaboré. »
« Bien sûr, il y a les années 1960 avec le point d’acmé en 1968. Et ce qui est intéressant, c’est que si des comparaisons entre mai-juin 68 en France et le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie ont été déjà été faites, c’est très souvent à travers une sorte de narratif selon lequel on était un peu dans une esthétique de la révolution en France, tandis que c’était vraiment très sérieux à Prague. En fait, on essaye de séparer les deux mouvements. Or, mon travail montre qu’il existait une solidarité internationale entre tous ces intellectuels français et tchécoslovaques qui, malgré le rideau de fer, procède d’un mouvement européen. »
« Au-delà de ces trois points de comparaison, je montre aussi qu’il y a des aspects très spécifiques des deux régimes. En France, la guerre d’Algérie est le dernier moment où on a une censure très autoritaire dans ce régime libéral, ou en tout cas, une expérience autoritaire en bloc. Et ensuite, il y a la période de la normalisation en Tchécoslovaquie (après l’invasion du pays en août 1968 et l’écrasement du Printemps de Prague), qui, elle, est une expérience de censure managériale d’un régime autoritaire. »
« Les deux sont intéressants à étudier côte à côte parce que cette réflexion, en partant du principe que ce n’est pas la même chose et qu’il y a des différences de degrés, nous mène à la conclusion qu’il il y a un aspect protéiforme de la censure et que celle-ci, finalement, n’est pas propre à chaque pays, ou du moins pas autant qu’on pourrait le penser. »
« Je pense aussi qu’il y a toujours eu une collaboration intellectuelle, littéraire et artistique entre la France et la Tchécoslovaquie qui date de bien avant le second XXe siècle. Je pense notamment au rapprochement surréaliste des années 1930, et d’ailleurs, sur ce point, le mouvement surréaliste est très symbolique de ce réseau de solidarité en 1968. On voit alors des revues internationales basées en France qui prennent position pour condamner l’invasion de la Tchécoslovaquie et, de l’autre côté, ce sont ces mêmes groupes qui subissent aussi la censure gaullienne du fait de leur critique du pouvoir en mai 1968 en France. Cela nous montre que la comparaison ne peut pas jouer forcément sur deux régimes politiques, mais plutôt sur les dynamiques dans les groupes intellectuels qui se jouent au sein de chaque pays. »
« En tant que chercheur étranger en République tchèque, on ne dit pas les choses n’importe comment »
Le thème de votre thèse vous a contraint à mener des recherches à la fois en France et en Tchéquie. Les professeurs qui vous ont accompagné dans votre travail, avaient-ils un regard différent sur vos travaux ?
« Ce que je peux dire, c’est que toutes les personnes qui m’ont supervisé m’ont laissé beaucoup de liberté, et certains aspects de mes conclusions les ont intéressés. Je pense surtout que ces professeurs ont une très grande connaissance du système de sensure en Tchécoslovaquie communiste, parce que c’est un sujet très étudié, et qu’ils ont été très surpris de voir le penchant français. Je pense que dans ce sens-là, il y a eu un vrai dialogue. »
Dans quelle mesure a-t-il été plus ou moins compliqué de mener ces recherches en Tchéquie ?
« Il y a d’abord forcément des contraintes matérielles du fait de devoir voyager, de passer six mois dans un pays, six mois dans un autre, cela nécessite des aménagements par rapport aux dates auxquelles on doit accéder aux archives. »
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« Ensuite, même si personnellement je n’étais pas forcément concerné par ces obstacles, je sais que certains chercheurs, à travers ce qu’ils découvrent quand ils travaillent sur la période de la guerre froide, font parfois un peu polémique. Je savais qu’il y avait eu le cas, par exemple, de l’historienne Muriel Blaive qui avait travaillé sur la période de la normalisation. Le fait qu’elle soit française et qu’elle dise publiquement des choses qui, par ailleurs, sont dites à l’université quotidiennement, avait fait polémique. J’étais donc peut-être conscient de cette réalité et du fait que, en tant que chercheur étranger en République tchèque, il faut veiller à ne pas dire les choses n’importe comment. »
C’est vrai que les Tchèques sont très sensibles à cet aspect de leur histoire et aux propos ou regards que des chercheurs étrangers peuvent porter sur celle-ci.
« C’est pour cette raison que, quand je faisais lire mon manuscrit à mon directeur de thèse français, il me disait : ‘c’est marrant, mais j’ai l'impression que vous êtes très prudent et que vous ne foncez pas sur les choses’. Et je lui expliquais que, au contraire, je pensais que je disais beaucoup de choses, mais que du point de vue du lectorat tchèque, on ne peut pas dire les choses n’importe comment. Mais c’est aussi ça, la recherche. »
Si on revient à votre apprentissage du tchèque, dans quelle mesure vos connaissances vous ont-elles aidé dans vos travaux de recherche ?
« Déjà, il m’a fallu lire, pour la moitié de la thèse, les archives non seulement en tchèque mais aussi en slovaque, puisqu’il s’agissait principalement de jurisprudences et de revues juridiques tchécoslovaques, ce qui fait que, une année sur deux, elles étaient écrites en slovaque. Le tchèque m’a donc aussi permis de déchiffrer cette autre langue. »
« Et puis, quand on demande la côte d’un livre ou d’une archive en bibliothèque ou en archives, c’est bien de pouvoir s’exprimer en tchèque vis-à-vis de personnes qui sont plus âgées et qui, par conséquent, n’ont pas forcément les bases en anglais. Donc, oui, c’est bien pour survivre... »
N’en reste pas moins la lecture et la compréhension de documents que l’on imagine particulièrement compliquées...
« C’est vrai que ce sont des textes particulièrement... arides (il rit). Ma chance est que dans mon centre de recherche français, j’ai trouvé un livre qu’ils s’apprêtaient à jeter, or, il s’agissait d’un dictionnaire juridique franco-slovaque. Cela m’a beaucoup aidé au début parce que, quand j’ai commencé la thèse, DeepL n’intégrait pas encore les langues tchèque et slovaque. »
« Il y avait Google Translate, un outil qui peut élaguer un peu une première traduction, mais qui, à l’époque en tout cas, était encore pour le moins incertain. Ceci dit, DeepL aussi est incertain quand on connaît bien la langue. Donc, oui, c’était important de lire et aussi, parfois, de demander à mon professeur de tchèque ou de lui faire part de certains doutes. Au bout du compte, l’apprentissage du tchèque se fait aussi en lisant ces archives. »
« Ma professeure d’Olomouc... »
Après cette récente dernière école d’été à Poděbrady, entendez-vous poursuivre cet apprentissage du tchèque ?
« Ce qui est sûr, c’est que le tchèque, je vais continuer à l’apprendre toute ma vie. Mais pour qu’il reste en moi, j’ai besoin de ma routine et de passer au moins 10 à 15 minutes à lire un article par jour. Pour ce qui est de l’apprentissage en école d'été, cela dépendra surtout si j’en trouve encore le temps avec le travail. »
Quelles ont été vos premières impressions lorsque vous avez découvert cette langue tchèque ?
« Mon premier cours de tchèque, c’était dans ma ville natale, à Bordeaux. Et la professeure, Gabriela Žiaková (qui est slovaque), nous a dit – et elle a bien insisté 30 minutes là-dessus – que pour apprendre une langue slave, il fallait être ouvert d’esprit et ne pas chercher d’équivalents en français. Pour moi qui ne parlais alors encore qu’anglais et français, ce qui m’a donc d’abord le plus marqué, c’est cette nécessité d’ouverture d’esprit et de comprendre que même s’il n’existe pas nécessairement d’équivalents en français, cela a un sens. Et aujourd’hui, quelques années plus tard, je trouve parfois même la langue tchèque plus logique que la française. »
Auriez-vous un exemple concret ?
« Non ! Parce qu’il faudrait que j’explique en français... (rire) »
Est-ce un apprentissage qui vous a tout de suite plu ?
« Euh... Oui, parce que je pense que quand on est historien et que l’on s’apprête à découvrir une nouvelle histoire, on est curieux. Donc, cette langue, c’est un marche-pied par rapport à l’accès à cette connaissance, et c’est pourquoi j’ai abordé ça avec beaucoup d’enthousiasme. »
« Mais très vite aussi, j’ai compris qu’il me faudrait être patient. Je ne suis pas du tout linguiste, et alors que je pensais apprendre la langue en six mois, il m’a fallu un an et demi avant de pouvoir avoir des conversations basiques. Parallèlement, surtout quand la langue est une condition à la réussite de vos recherches et de votre travail, une forme d’angoisse s’est aussi installée. »
« Finalement, il n’y a pas de secret : le travail régulier donne toujours des résultats. Et même si au bout d’un an et demi, je ne pouvais pas encore parler ou me débrouiller dans la rue, cela ne m’a pas empêché non plus de pouvoir commencer, au bout de trois à six mois, à déchiffrer des articles. Il y a ainsi toujours une progression sensible qui fait que l’on continue. »
Quand on apprend le tchèque en tant qu’étranger, très vite, les professeurs vous font bien comprendre que sans de bonnes bases grammaticales, la pratique de la langue est pratiquement impossible.
« Oui, surtout quand on passe du français au tchèque, où on a des structures très différentes, ne serait-ce que dans la construction des phrases ou le fait qu’il y ait des cas. Il faut comprendre la logique intérieure de la langue. Moi, j’ai commencé cet apprentissage du tchèque en autodidacte. On peut apprendre par soi-même des phrases et faire quelques automatismes, mais si les écoles d’été sont des ‘sauts qualitatifs’, c’est parce que l’on y passe vraiment du temps sur les structures du langage. Du coup, on en ressort avec un plan dans la tête qui nous aide au quotidien. »
Question obligatoire : y a-t-il un mot ou une expression tchèque qui vous plaît plus particulièrement, ou que vous trouvez amusant ou curieux ?
« Ah oui, il y en a un que j’aime beaucoup et que j’ai appris à Olomouc, c’est le mot ‘frikulín’ (prononcez ‘fricouline’). Vous connaissez ? C’est un mot d’argot plutôt des années 1990. Dans la jeunesse de ma professeure d’Olomouc, on appelait ‘frikulín‘, ou ‘frikulínka‘ s’il s’agissait d’une femme, les gens qui étaient tout à la fois ‘free’, ‘cool’ et ‘in’. C’est donc un composé de trois mots anglais et je trouve ce mot génial, car son emploi est suffisamment ringard pour précisément ne pas décrire ce qu’il est censé décrire. »
Et question un peu personnelle, Charles, vous avez expliqué avoir commencé à vous intéresser à la Tchécoslovaquie, à la Tchéquie et à la langue tchèque parce que vous aviez fait connaissance d’une Tchèque durant vos études à Bordeaux. Or, vous voilà aujourd’hui avec une Française à Prague...
« Non seulement elle est française, mais nous venons de la même région, de Gironde, et il a fallu que l’on se rencontre à Prague. Donc voilà, je rencontre des Tchèques à Bordeaux et des Françaises à Prague... C’est la beauté de l’Europe ! »
Après cette école d’été à Poděbrady, vous êtes un peu dans un entre-deux à la recherche d’un emploi. Maintant que vos connaissances de tchèque vous permettent de vous débrouiller, vous imaginez-vous rester plus longtemps à Prague, ou ailleurs en Tchéquie ?
« C’est sûr que du fait de mon profil, j’aurai un avantage, a priori, pour certains postes en République tchèque. D’ailleurs, je postule en ce moment pour un post-doctorat du programme Marie Curie à Olomouc. Mais de manière générale, je me dis que même dans ma recherche, si j’atterris dans un pays comme la Belgique ou les Pays-Bas, il est évident que je continuerai la recherche sur l’Europe centrale, quitte à faire équipe avec des gens qui parlent d’autres langues de la région. Et puis j’ai encore d’autres projets d’articles pour ma période, la Tchécoslovaquie communiste. »







