Olomouc, lieu de l’unique université d’été de tchèque pour les étrangers cette année

Photo: Site officiel de l’Ecole d’été des études slaves

En temps ordinaire, six universités de République tchèque proposent une école d’été d’études slaves à des étudiants étrangers de tous âges désireux d’apprendre la langue du pays ou de perfectionner leur niveau. En période de pandémie, seule l’Université Palacký de la ville d’Olomouc en Moravie a été en mesure de proposer quatre semaines de cours cet été, jusqu’au dimanche 16 août, à des tchécophiles d’une vingtaine de nationalités différentes.

L'Université Palacký d'Olomouc, photo: Palickap, CC BY-SA 4.0

Guillaume : « Je viens de Bretagne et j’étudie le tchèque depuis cinq ans, après avoir commencé pendant un échange Erasmus à Prague. Je ne connaissais pas du tout la République tchèque avant, ça m’a plu, donc j’ai continué avec les écoles d’été. J’étais il y a deux ans à celle de Brno et c’est la deuxième fois que je participe à celle d’Olomouc. »

« J’ai un petit peu l’occasion de pratiquer le tchèque en Bretagne grâce à la petite association tchèque de Brest. Ce qui me paraît très difficile en tchèque ce sont les préfixes des verbes : vybrat, přebrat, rozebrat, obrat – c’est très compliqué de voir la différence, plus que le perfectif et l’imperfectif à mon avis. »

Photo: Site officiel de l’Ecole d’été des études slaves

« Mon mot préféré en tchèque ? Kocovina ! La gueule de bois… Parce qu’hier soir il y avait le ‘folklorní večer’, avec concours de polka notamment… »

Manon : « Je n’ai pas dansé, mais je suis restée un peu tard… Moi, je viens de Bourgogne et j’ai commencé le tchèque cette année à la fac de Dijon après avoir hésité avec le russe. Ma prof m’a proposé cette université d’été à Olomouc donc me voilà ! Je suis dans le groupe 2, avec les débutants, ça va on s’en sort bien ! »

Niel : « Je viens de Grigny et ça fait déjà la troisième fois que je participe à une école d’été tchèque. Je trouve que c’est un très bon programme, on peut apprendre la langue tout en ayant beaucoup d’activités culturelles, notamment des soirées cinéma – j’’ai par exemple pu découvrir le western tchèque Limonádový Joe, avec Hogo Fogo, ça m’a beaucoup plu ! »

Photo: Site officiel de l’Ecole d’été des études slaves

Pavla Polachová est la directrice de cette école d’été des études slaves à Olomouc :

Pavla Polachová, photo: Ondřej Vaňura, ČRo

« C’était très difficile cette année : nous avons eu seulement deux mois et demi pour préparer tout ça donc mes collègues et moi étions très nerveux. Je suis très fière que notre école est la seule qui a pu se dérouler cette année, grâce à la doyenne de notre faculté de philosophie qui a finalement donné son feu vert, à condition de respecter des strictes mesures sanitaires et l’obligation d’un test Covid-19 négatif pour chaque participant. »

Photo: Site officiel de l’Ecole d’été des études slaves

« D’ordinaire nous avons des étudiants du monde entier – cette année c’est seulement de l’Europe entière, même s’il y a également des non-Européens parmi nos 91 étudiants, du Japon ou des Etats-Unis notamment, mais ils résidaient déjà en Tchéquie ou dans un pays européen avant leur venue, donc ils ont pu participer aussi. »

« Nous avons deux sortes d’étudiants : des étudiants boursiers pour qui tout est gratuit sauf le voyage et l’assurance et les autres, qui doivent payer également pour le logement et la nourriture. »

« Le programme s’est très bien déroulé, il a été riche en activités et nous n’avons dû annuler qu’un seul événement par précaution sanitaire, notre piquenique international. »

Photo: Site officiel de l’Ecole d’été des études slaves

Guillaume : « On a fait aussi des excursions le week-end, notamment dans le Karst morave, avec de très belles grottes et puis aussi des randonnées autour du Praděd, je suis aussi allé visiter Opava à côté. »

Niel : « J’ai trouvé ça très bien de leur part d’organiser cette session malgré les conditions actuelles. Cela montre à quel point ça leur tient à cœur d’avoir des étudiants du monde entier ou de l’Europe entière qui viennent apprendre le tchèque – ça se ressent dans l’atmosphère et c’est aussi la raison pour laquelle je suis revenu ici… »

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