Reproches de l'Union européenne à la Tchéquie

La Commission européenne vient de mettre en garde la République tchèque contre le retard qu'elle a pris dans l'accomplissement de ses engagements liés à l'entrée dans l'Union européenne.

C'est dans une lettre au ton courtois, mais strict, que le directeur général pour l'élargissement, Fabrizio Barbaso, exprime les reproches de la Commision européenne. D'après lui, il existe toujours une longue série d'insuffisances, alors que la date de l'adhésion, le 1er mai, approche rapidement. Ces insuffisances et retards, dans l'accomplissement des engagements de la Tchéquie, pourraient entraîner des complications sérieuses pour les sociétés tchèques, mais aussi pour les particuliers, au sein de l'Union. Le ton strict de la lettre laisse entendre que la Commission européenne perd patience, car ces mêmes reproches ont été fait plusieurs fois sans qu'aucune amélioration visible n'ait été constatée. Quelles sont donc ces insuffisances ? Elles concernent, par exemple, l'agriculture, avec l'absence d'une agence des paiements agricoles, par l'intermédaire de laquelle les agriculteurs tchèques devraient bénéficier des subventions européennes. Sans agence, pas de subventions. L'hygiène, dans la production alimentaire, ne répond toujours pas aux normes européennes. Cela signifie que la viande tchèque, par exemple, ne pourrait être commercialisée sur le marché de l'Union. La Commission constate l'absence d'une loi sur les commandes publiques ou d'une législation sur la protection de l'environnement. Ces retards signifient que la Tchéquie ne pourra pas encore utiliser les fonds européens. Bruxelles critique, d'ailleurs, la décision de Prague de ne puiser dans le Fonds social européen qu'à partir de la date de son entrée dans l'Union. Aucune sanction n'est signifiée dans la lettre, mais il est clair que si ces retards ne sont pas rattrapés dans les quelques semaines prochaines, la Tchéquie ne sera pas dans la meilleure position parmi les autres membres de l'Union. La réaction ? Selon le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, cela est dû