A l’approche du Brexit, les brasseurs tchèques dans l’expectative

Photo: Michael Dawes, Flickr, CC BY-NC 2.0

Alors que le Brexit sera effectif à partir de vendredi prochain, les conditions exactes du départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne restent toujours aussi incertaines, notamment sur les questions relatives aux contrôles douaniers. Les brasseurs tchèques qui, chaque année exportent leur bière pour une valeur de plus de 200 millions de couronnes, sont dans l’expectative, comme le montre un reportage de la Radio publique tchèque.

Photo: Michael Dawes, Flickr, CC BY-NC 2.0
Tous les ans, les Britanniques consomment de dizaines de millions de demi-litres de bière produite à la brasserie de Smíchov, à Prague. « La Grande Bretagne est un de nos plus gros marchés, » reconnaît la porte-parole de la brasserie Staropramen Denisa Mylbachrová, au micro de la Radio tchèque.

« Si l’on exporte de la bière en citerne, il ne vaut mieux pas qu’il y ait du retard à la frontière à cause d’éventuels contrôles douaniers, car la fraîcheur est ce qui est le plus important pour la bière, » explique-t-elle.

La brasserie pragoise a déjà imaginé plusieurs scénarios possibles, et même de brasser sa bière directement sur place, dans une filiale britannique, une pratique déjà en vigueur.

Dans la célèbre brasserie de Plzeň, aucun projet de ce genre : « Nous exportons de la Pilsner Urquell en Grande Bretagne et toute notre bière, exportée dans le monde, est brassée exclusivement à Plzeň, » a fait savoir son porte-parole. 3% de la production de la brasserie de Bohême de l’Ouest part en direction du marché britannique.

La brasserie de České Budějovice est également dans l’expectative, car le marché britannique est un de ses cinq plus importants débouchés. Mais pour sa direction non plus, l’idée d’une bière sous licence est inenvisageable, tant le breuvage est lié à la cité de Bohême du Sud.

Toutes les brasseries tchèques sont en tout cas d’accord sur une chose : l’incertitude liée au Brexit est le problème principal. D’ailleurs, la brasserie de Bohême du Sud reconnaît avoir perdu plus 2,5 millions de couronnes en raison des deux reports du Brexit. Aujourd’hui, tous attendent quel sera l’accord final entre Londres et Bruxelles afin de pouvoir agir en conséquences.