Jusqu'à maintenant, le code du travail tchèque permet à un employeur de conclure un contrat de travail a durée déterminée (CDD) avec un employé pour aussi longtemps que bon lui semble. Cela a conduit à certaines exagérations. Par exemple, dans le domaine de l'Enseignement, il était devenu chose courante que les enseignants n'étaient engagés que sur la base de CDD de 10 mois. L'établissement scolaire réalisait, ainsi, quelques économies sur les deux mois de vacances scolaires. Cette pratique avait été quelque peu limitée par la recommandation du ministère de l'Education nationale, demandant aux directions des écoles de ne pas l'employer. Force est de constater que cette pratique du CDD, allant de quelques mois à deux ans, en général, était largement employée en Tchéquie. En effet, les entreprises instables, se sentant menacées par la concurrence, préféraient employer à court terme. En plus de cela, elles économisaient, souvent, les dédommagements en cas de licenciement pour des raisons économiques ou de réorganisation. Les employés sous CDD étaient nettement défavorisés : impossible de contracter un prêt ou une hypothèque, les femmes n'étaient pas assurées de retrouver leur emploi, après un congé de maternité. Le gouvernement tchèque a décidé de mettre fin à cette pratique en proposant un amendement au code du travail. La durée maximum, pendant laquelle un CDD pourra être conclu sera de deux ans. Après ce délai, l'employeur devra établir un contrat à durée indéterminée (CDI).
Le projet d'amendement a donc été adopté par la Chambre des députés et doit encore l'être par le Sénat et signé par le président de la République. Il ne semble pas que cela puisse poser des problèmes. Des problèmes, par contre, ce sont certains employeurs qui affirment en attendre, dans la sphère du bâtiment, par exemple. Le gouvernement prétend qu'il n'y en aura pas, car le code du travail permettra, toujours, le travail saisonnier. Le code du travail n'est pas le seul à être modifiér, car le gouvernement prépare, aussi, une nouvelle loi sur l'emploi. Elle devrait favoriser un peu plus les sans-emploi d'un certain âge, mais instituer aussi les travaux d'intérêt public pour les chômeurs à long terme.