Analyse des eaux usées : Prague sniffe de la cocaïne, Plzeň se pique à l’héroïne et Brno danse à l’ecstasy

Une analyse des eaux d’égout dans dix villes a permis d’établir une carte de la consommation des drogues en République tchèque. Selon les résultats communiqués par la société Accendo-Centrum, Plzeň (Bohême de l’Ouest) a la plus grande consommation d’héroïne, Prague de cocaïne, Brno d’ecstasy et Ústí nad Labem et Ostrava de pervitine. Comme cela se fait dans d’autres pays, les chercheurs ont analysé des échantillons d’eaux usées provenant de diverses stations d’épuration. Ils y ont recherché les molécules de cinq drogues illicites et du cannabis présentes dans l’urine des consommateurs. L’étude a été commandée et financée par le ministère de l’Intérieur et s’inscrit dans le cadre d’un programme de prévention. Sans surprise, les drogues plus chères comme l’héroïne et la cocaïne sont essentiellement consommées à Prague et à Plzeň, villes où le niveau de vie est plus élevé, tandis que la pervitine, drogue de synthèse fabriquée à partir de médicaments disponibles en pharmacie et mieux connue en français sous le nom de méthamphétamine, est, elle, plus l’affaire de régions économiquement et socialement plus défavorisées, en Bohême du Nord et en Moravie du Nord.