Art : malgré la pandémie, le marché tchèque des ventes aux enchères en pleine forme

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Après une mauvaise période au cours de la saison des enchères au printemps dernier, en lien avec la pandémie de coronavirus, le marché des ventes aux enchères d'art en Tchéquie s'est largement rattrapé et affiche même d'excellent chiffres pour l'année 2020, selon l'Agence de presse tchèque ČTK.

340 millions de couronnes, c'est la somme totale que représente la vente des dix peintures les plus chères vendues aux enchères en Tchéquie au cours de l'année écoulée, soit 3 millions de couronnes de plus qu'en 2019 et un record pour le marché local, dont le dynamisme a été remarqué ces dernières années.

Après le printemps dernier et le début de la pandémie, le marché de l'art a d'abord vu ses perspectives limitées. Les mesures de restrictions imposées par les autorités pour endiguer la propagation du coronavirus ont vu l'annulation ou le report d'un grand nombre de ventes aux enchères.

Au cours des cinq premiers mois de 2020, collectionneurs d'art et investisseurs ont dépensé 90 millions de couronnes dans des ventes aux enchères, soit une baisse de 470 millions de couronnes, ou 84% par rapport à la même période en 2019.

L'an dernier, collectionneurs et investisseurs ont déboursé un total de 1,405 milliards de couronnes en achat d'objets d'art et de peintures, soit 14 millions, ou 1%, de moins que 2017 qui avait été une année record à tous points de vue.

La deuxième vague de la pandémie de coronavirus n'a pas frappé le marché tchèque des ventes aux enchères aussi violemment que la première. La plupart des ventes aux enchères ont été organisées en ligne ou dans le cadre de mesures sanitaires renforcées.

Plusieurs records ont été enregistrés à l'automne, avec tout d'abord, en octobre, La Dame de Pique, une toile de la peintre surréaliste Toyen (1902-1980), qui a été adjugée à Prague, pour 78 650 000 couronnes (soit 3 millions d’euros), puis, fin novembre, un tableau du peintre tchèque František Kupka, Divertimento II, qui a été vendu pour la somme de 90,24 millions de couronnes taxes comprises (soit environ 3,5 millions d'euros).

En plus de ce record national pour une enchère tchèque, un autre record a été battu ce même jour avec le prix de vente le plus élevé jamais atteint par une œuvre réalisée par un artiste contemporain. Le tableau peint par Theodor Pištěk, acheté pour l’équivalent d’un million d'euros environ, est lié à la France puisqu’il s’intitule « Adieu, Guy Moll » et représente l’Alfa Roméo au volant de laquelle s’est tué le pilote français en 1934.