Basket - Sandra Le Dréan à Prague : « Un bilan sportif mitigé, mais avec des points positifs »

Sandra Le Dréan, photo: www.uskbasketbal.cz

L'internationale française de basket Sandra Le Dréan évolue depuis le début de saison à Prague. Vendredi dernier, son équipe a été éliminée de l'Euroligue par le Spartak Moscou. L'occasion, donc, de faire un bilan sur ses premiers mois dans la capitale tchèque.

Nous avons rencontré Sandra Le Dréan, vendredi dernier, à l'occasion du match retour du huitième de finale d'Euroligue qui opposait son équipe, l'USK Prague, au Spartak Moscou. Face aux favorites de la compétition, les Tchèques se sont tout d'abord lourdement inclinées de 28 points en Russie lors de l'aller, mardi, avant d'être de nouveau dominées de 15 points (52-67) dans leur salle. A l'issue de cette élimination, Sandra Le Dréan est d'abord revenue sur la partie avant de dresser un premier bilan de son engagement dans la capitale tchèque :

« Je pense que nous nous sommes bien bagarrées. Nous avons été au même niveau que notre adversaire pendant à peu près trois quart temps, même si c'est vrai que dans le dernier, avec la fatigue de tout le match, nous n'avons pas réussi à tenir. Les Russes ont une profondeur de banc assez impressionnante que nous n'avons pas. C'est donc difficile de tenir sur un rythme élevé pendant quarante minutes sans faire de changements ou presque, puisque nous avons joué pratiquement tout le match à six. C'est sans doute sur ce point-là que nous avons pêché, mais cela n'empêche que notre prestation était relativement satisfaisante par rapport au match aller. »

-Aujourd'hui, vous et l'équipe avaient fait un très bon match. En revanche, sur l'ensemble de la saison en Euroligue, vous n'avez remporté qu'un seul match, à domicile contre les Belges de Namur. Alors, bien entendu vous vous êtes qualifiées pour les huitièmes de finale, mais quel bilan faites-vous de votre participation en Euroligue ?

« Il est très mitigé pour ma part. C'est vrai que le club est relativement satisfait d'avoir atteint les play-offs, mais il est certain qu'en terminant seizième de la première phase, on n'entame pas les play-offs dans la meilleure position. Personnellement, j'ai des regrets de n'avoir gagné qu'une seule fois en Euroligue, surtout qu'il y a certains matches où nous aurions pu nous imposer. Je pense que cela était dû à un manque d'expérience collective. Mais il y a des matches à domicile, comme ceux contre Salamanque ou Bourges, que nous n'aurions pas dû laisser passer. Or, avec quelques victoires supplémentaires, la saison en Euroligue aurait été beaucoup plus satisfaisante. Maintenant, il faut tourner la page, la saison n'est pas terminée. Nous avons aussi des objectifs dans le championnat tchèque et il faut donc continuer à travailler pour y arriver. »

-Vous êtes maintenant à Prague depuis quelques mois. Uniquement sur le plan sportif, quel bilan faites-vous ?

« Il est très mitigé, mais à la fois, j'y trouve des points positifs. Je ne fais pas la plus belle saison de ma carrière, c'est sûr, mais d'un autre côté, je pense que ce n'est pas non plus évident pour une première expérience à l'étranger de s'intégrer et de s'adapter à un changement de style de jeu, de coéquipières, de coach, d'entraînements, etc. Je sens des petites évolutions au fut et à mesure que la saison avance, je commence à trouver mes marques sur le terrain, car ce n'est pas toujours facile d'évoluer avec des joueuses différentes. Et ce d'autant plus que j'avais passé six ans dans la même équipe et que j'étais bien installée à Valenciennes. Il faut donc tout remettre en place, mais c'est très intéressant et c'est en cela que c'est positif. »

-Comment se passent vos rapports avec vos partenaires tchèques, sur et en dehors du terrain ?

« Ah, cela se passe vraiment très bien. Il n'y a vraiment aucun problème avec les Tchèques. La majeure partie des filles parle anglais et je commence à prendre des cours de tchèque pour essayer de m'intégrer encore un peu plus et faire partie intégrante de la vie de l'équipe. C'est quand même plus facile quand on parle langue du pays dans lequel on est. Vraiment, j'ai été très bien accueillie, il n'y a pas de soucis de ce côté-là. »

-Ces cours de tchèque signifient-ils que vous avez envie de poursuivre l'aventure la saison prochaine ?

« Les cours de tchèque, c'est déjà pour cette saison. J'espère pouvoir baragouiner quelques mots avant la fin. Pour la saison prochaine, je n'ai pas encore pris de décision. Je vais commencer à réfléchir et cela dépendra aussi des opportunités que je peux avoir ici ou ailleurs. Mais une chose est sûre : je me sens bien ici et j'aime beaucoup les gens et la ville de Prague. »