Boxe : Lukáš Konečný n’est pas devenu le premier Tchèque champion du monde

Lukáš Konečný, photo: CTK

Pour la première fois de l’histoire, un boxeur chèque disputait, samedi, à Dresde, un combat pour un titre de champion du monde. Lukáš Konečný a été battu aux points par l’Ukrainien Sergiy Dzinziruk qui conserve ainsi sa ceinture WBO des super-welters.

Lukáš Konečný, photo: CTK
« Si le combat s’était déroulé à Prague, je l’aurais gagné ». C’est avec un fort sentiment de frustration que Lukáš Konečný est descendu du ring, samedi soir, aux alentours de 22 heures. Au terme des douze rounds d’un match serré et accroché, c’est son adversaire, le tenant du titre Sergiy Dzinziruk, qui a été désigné vainqueur aux points par deux des trois juges. Tandis que le juge portoricain a vu un match nul (114-114), les juges allemand et américain ont, eux, respectivement donné deux et trois points d’avance (115-113 et 118-115) à l’Ukrainien. Sergiy Dzinziruk a donc tenu son rôle de favori malgré un verdict qui peut effectivement prêté à discussion. En plus d’avoir conservé sa ceinture WBO, Dzinziruk reste ainsi invaincu en 25 combats professionnels, un parcours sans faute qui peut désormais lui faire espérer un combat d’unification des titres mondiaux, probablement aux Etats-Unis. Une revanche contre le Tchèque ne semble donc pas à l’ordre du jour.

De son côté, à 29 ans, Lukáš Konečný voyait s’offrir à lui la chance de sa vie et de sa carrière. Malgré la multiplication des fédérations et des titres, jamais avant lui aucun autre boxeur professionnel tchèque n’avait en effet figuré à l’affiche d’un championnat du monde. Pour réaliser son rêve, Konečný a suivi une longue préparation entamée en septembre dernier. Tous ces efforts se seront donc révélés insuffisants, Lukáš Konečný ayant enregistré à l’arrivée sa troisième défaite en 37 combats, toutes subies aux points.

Lukáš Konečný (à droite) et Sergiy Dzinziruk, photo: CTK
Entreprenant dès le premier coup de gong et parvenant à imposer sa tactique à l’Ukrainien plus grand neuf centimètres avec un gros travail au corps, le Tchèque peut sans doute regretter de ne pas avoir su ou pu accentuer sa légère domination en milieu de combat. Rarement mis en danger, Lukáš Konečný aura tenu les promesses qu’il s’était fait avant de monter sur le ring et fait mieux que rivaliser avec Dzinziruk. Mais il en fallait objectivement sans doute un peu plus pour convaincre les juges et détrôner le champion en titre. Logiquement déçu par le résultat, le Tchèque ressort néanmoins de cet affrontement avec la certitude qu’il fait bien partie des meilleurs super-welters au monde actuellement et peut donc espérer voir s’offrir une nouvelle chance pour un titre dans un proche avenir. En attendant, un autre Tchèque, Rudolf Kraj, vice-champion olympique à Sydney en 2000, combattra pour une ceinture mondiale dans la catégorie des mi-lourds en septembre prochain.