Brexit : Prague maintient sa position

David Davis et Martin Stropnický, photo: ČTK

David Davis, le secrétaire d’Etat à la sortie de l’Union européenne du gouvernement de Theresa May était de passe à Prague mercredi. L’occasion pour le gouvernement tchèque de confirmer que Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, avait son « soutien total ».

David Davis et Martin Stropnický, photo: ČTK
Depuis le début des négociations avec Londres, la République tchèque et la Commission européenne partagent les mêmes priorités en ce qui concerne la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Pour Prague, il a toujours importé que les avantages qui sont ceux jusqu’à présent du marché européen ne disparaissent pas, notamment pour ce qui est des quatre libertés fondamentales, et plus particulièrement la libre circulation des personnes souhaitant travailler dans un autre pays.

La dernière visite à Prague de David Davis remontait à juillet dernier. A l’époque, le représentant britannique avait été reçu par Lubomír Zaorálek (social-démocratie), qui occupait encore les fonctions de ministre des Affaires étrangères. Mercredi, il a été reçu par un autre chef de la diplomatie, Martin Stropnický (mouvement ANO), sans que la porte-parole du ministère, Michaela Lagronová, n’en dise beaucoup plus quant au contenu de leur conversation :

« Le ministre Davis effectue actuellement plusieurs voyages en Europe pour expliquer la position britannique. Il a ainsi informé monsieur Stropnický de l’évolution des négociations avec l’Union européenne. Ils ont également évoqué le contexte actuel au Royaume-Uni et les conséquences du Brexit sur les régions britanniques, plus particulièrement sur l’Irlande du Nord. »

David Davis a également rencontré le Premier ministre, un Andrej Babiš qui a exprimé sa déception relative à la décision des Britanniques de quitter l’UE, rappelant que le Royaume-Uni « était un partenaire essentiel pour la République tchèque » et qu’il espérait qu’il en resterait ainsi à l’avenir.

Photo illustrative: Daniel Diaz Bardillo/ Pixabay, CC0
Toujours dans le cadre des relations tchéco-britanniques, la diplomatie tchèque a manifesté « tout son soutien » au gouvernement britannique suite au récent empoisonnement « sans précédent » au gaz neurotoxique de l’ancien espion russe Sergueï Skripal et de sa fille. Par ailleurs, le ministère a démenti l’information publiée mercredi sur le site de l’hebdomadaire Respekt selon laquelle Londres aurait sondé le gouvernement tchèque sur la possibilité d’expulser certains agents russes opérant à Prague sous le couvert de passeports diplomatiques. « Nous n’avons pas été sollicités jusqu’à présent et ne disposons pas d’autres informations », a fait savoir le Palais Černín.