Bruxelles valide les aides publiques tchèques aux entreprises confrontées à la crise

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La Commission européenne a validé lundi les programmes du gouvernement tchèque pour aider les entreprises en difficulté.

La Commission européenne a autorisé un régime tchèque de garanties sur les prêts d'environ 18,5 milliards d'euros (500 milliards de CZK) destiné à soutenir les activités de prêt en faveur des entreprises. Ce régime a été autorisé en vertu de l'encadrement temporaire des aides d'État adopté par la Commission le 19 mars 2020.

Selon Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence, « ce régime tchèque d'environ 18,5 milliards d'euros soutiendra les entreprises comptant jusqu'à 500 salariés qui sont le plus durement touchées par la pandémie de coronavirus en facilitant leur accès au financement en ces temps difficiles. Nous continuons à coopérer étroitement avec les États membres en vue de trouver des solutions efficaces permettant d'atténuer les effets économiques de la pandémie de coronavirus, conformément aux règles de l'UE. »

La mesure vise à garantir aux entreprises un meilleur accès aux financements extérieurs et à garantir ainsi la poursuite de leurs activités.

Par ailleurs, la Commission européenne a autorisé un régime tchèque de subventions salariales d'un montant de 22,9 milliards de CZK (environ 866 millions d'euros).

En contribuant à leurs coûts salariaux, ce régime doit servir à soutenir les entreprises qui, en l'absence de mesures, auraient licencié du personnel en raison de la pandémie de coronavirus.

Le régime est accessible aux employeurs de toutes tailles et porte sur les salaires au cours de la période comprise entre le 12 mars et le 31 août 2020. Il soutiendra quelque 280 000 entreprises. Les aides s'élèvent à 80 % des coûts salariaux (y compris les cotisations de sécurité sociale et d'assurance-santé), plafonnés à 39 000 CZK (environ 1 475 euros) par mois, pour les salariés qui ne peuvent pas travailler en raison d'une quarantaine ou d'une fermeture/restriction ordonnée par les autorités.

Le soutien est fixé à 60 % du coût salarial, plafonné à 29 000 CZK (environ 1 100 euros) par mois, lorsque l'activité de l'employeur est touchée d'une autre manière par la pandémie de coronavirus (réduction de la demande, indisponibilité de l'offre).

« Le régime vise à alléger les coûts des employeurs et à éviter les licenciements, ainsi qu'à contribuer à garantir le maintien de l'emploi des salariés pendant la période pour laquelle l'aide est octroyée », précise le communiqué de la Commission européenne.