CEZ sera-t-elle privatisée ?

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La vente de la colossale société énergétique tchèque, connue sous les initiales CEZ, n'a pas l'air d'aboutir, pas même au second essai du gouvernement, ce qui ne va pas sans répercussions boursières. Les détails avec Omar Mounir.

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Le marché a été lancé, les offres déposées devant la commission gouvernementale, mais pas de vainqueur. L'offre la plus disante est celle de l'Electricité de France, EdF : 213 milliards de couronnes pour le réseau d'alimentation et six sociétés de distribution. C'est ce qu'on apprend de milieux parisiens proches d'EdF. Autrement, aucun chiffre n'a été officiellement rendu public à Prague. L'entreprise italienne Enel, ensemble avec son associé espagnol Iberdrola, ont maintenu leur offre de novembre dernier : 140 milliards de couronnes. Cependant, la commission ne s'est nullement prononcée et ne ferait apparemment aucune recommandation au gouvernement.

Si l'offre française apparaît de loin meilleure que celle des Italiens, Edf a aussi proposé des modifications au contrat, qualifiées de fondamentales. Citons l'étalement du paiement d'une partie de la somme sur une période variant de cinq à dix ans. "S'agissant de l'étalement de ce paiement, cela reviendrait à diminuer le montant de plusieurs milliards", a déclaré Roman Capouch d'Atlantik FT. Les représentants des deux firmes ont déclaré attendre la décision du gouvernement, en principe appelé, ce mercredi, à se prononcer définitivement.

En attendant, ces négociations sur la privatisation n'ont pas manqué d'influencer la monnaie tchèque. Ce lundi, la couronne a perdu, vis-à-vis de l'euro, 20 hellers. D'autres dévaluations seraient attendues, aux dires des spécialistes, si le gouvernement reste indécis. Quant aux actions de CEZ à la bourse, dès l'ouverture, ce mardi, elles ont baissé de 2,7%, à 74,4 couronnes l'action, au lieu de 76,5 la veille.

Auteur: Omar Mounir
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