Commerce extérieur : un excédent record de 880 millions d’euros en mars

Photo: Tomáš Adamec

Le bilan du commerce extérieur de la République tchèque en mars a affiché un solde positif de 23,8 milliards de couronnes (environ 880 millions d’euros), un chiffre record dans l’histoire du pays et un résultat supérieur de près de neuf milliards à celui enregistré à la même époque en 2013. Cette évolution et cet excédent de la balance commerciale sont dus en grande partie à la bonne santé de l’industrie automobile, moteur traditionnel de l’économie tchèque.

Photo: Tomáš Adamec
Le volume des exportations, qui dépendent en grande partie de l’état de l’économie de la zone euro (bilan positif de 56,3 milliards avec les pays membres de l’UE) et plus particulièrement de l’Allemagne voisine, a progressé de 15,6%, tandis que les importations ont, elles, augmenté de 12,6%.

Après un mois de février un peu plus faible (excédent de 13,6 milliards, soit 2,8 milliards de moins qu’en février 2013), le bilan du mois de mars fait suite à celui de janvier, période lors de laquelle un excédent déjà record de 15,5 milliards (12,9 milliards de plus qu’en 2013) avait été établi. Sur l’ensemble du premier trimestre 2014, il s’agit donc d’un bilan positif de 50,1 milliards de couronnes, soit 16,1 milliards de plus que lors des trois premiers mois en 2013. Autant de données fournies par l’Office national des statistiques qui confirment la relance d’une l’économie tchèque qui semble avoir surmonté la crise pour de bon.

La bonne santé de l’industrie automobile notamment est à l’origine de cette évolution positive, avec une hausse de 8,5 milliards de couronnes des exportations des machines et moyens de transport, à laquelle s’ajoute celle du même ordre des véhicules. Par ailleurs, bien que contrebalancée par l’approfondissement de 3,7 milliards du déficit des produits chimiques, la réduction de 3,2 milliards des importations de combustibles minéraux a également contribué au renforcement du bilan.

De manière plus générale, grâce donc essentiellement à la reprise de la production de véhicules automobiles, celle-là même qui avait notoirement freiné l’économie tchèque au tournant des années 2012 et 2013, les exportations ont contribué à une croissance du PIB de plus de 1% entre 2013 et 2014.