Dette de reconnaissance envers les étudiants de 1948

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Le fameux manifeste de Hitler, ainsi que les Décrets Benes, évoquent l'atmosphère de la Seconde Guerre mondiale... Inutile de rappeler que trois ans après la Libération, en février 1948, les communistes sont arrivés au pouvoir dans l'ancienne Tchécoslovaquie. Les images de cette époque-là nous montrent des foules, rassemblées dans les rues de Prague, qui applaudissent frénétiquement les nouvelles idoles communistes. Malheureusement, les protestations des étudiants pragois qui ont eu le courage de dire non à l'instauration d'un régime non démocratique, tombent, petit à petit, dans l'oubli. Le 25 février 1948, les étudiants se sont rendus au Château de Prague, chez le Président Edvard Benes, pour soutenir son effort de préserver la liberté et la démocratie dans le pays. Bien sûr, après la victoire du communisme, les rebelles ont été chassés des universités et leurs familles persécutées. Quelques-uns de ces jeunes intrépides ont même été emprisonnés ou, carrément, exécutés... Le retour de la démocratie, en 1989, n'a pas cicatrisé les plaies : jusqu'à présent, les étudiants de 1948 n'ont pas été dédommagés. Le Président du Sénat, Petr Pithart, veut au moins initier l'organisation, chaque 25 février, d'un acte commémoratif, qui rappellerait les protestations estudiantines contre l'arbitraire communiste. Comme annoncé, mardi dernier, par Petr Pithart, une première commémoration de ce genre pourrait avoir lieu en février prochain, 55 ans après les tristes événements...

Auteur: Magdalena Segertová
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