Deux militants anti-radar ont entamé une grève de la faim

Jan Tamáš and Jan Bednař, photo: CTK

Deux des leaders du mouvement humaniste tchèque ont entamé mardi une grève de la fin contre l’installation du radar américain en Bohême. Jan Tamáš, également à la tête de l’Initiative Non aux bases, et Jan Bednář se sont installés dans un local du centre de Prague. Jan Tamáš a expliqué pourquoi cette grève de la faim au micro de Radio Prague :

Jan Tamáš and Jan Bednař, photo: CTK
« Environ deux tiers des Tchèques sont contre ce projet, mais le gouvernement continue les négociations et ignore l’opinion majoritaire. Pour nous, ce n’est plus seulement la question du radar ou de la présence d’une armée étrangère sur notre territoire, mais c’est aussi la démocratie qui est en jeu. Nous avons l’impression que nous revenons au système d’avant 1989, quand les élites politiques décidaient sans prendre en compte l’avis des gens et parfois contre leur volonté. »

« Trois objectifs pourraient nous faire cesser cette grève de la faim s’ils sont atteints. Le premier serait l’interruption des négociations avec les Américains, le deuxième qu’un référendum national soit organisé sur la question, et le troisième qu’un vrai débat démocratique ait lieu, parce que depuis deux ans hélas, il n’y a pas eu de réelle discussion ouverte lors de laquelle les adversaires du radar pourraient s’entretenir avec les responsables politiques, par exemple avec le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères ou la ministre de la Défense. »

Pendant ce temps-là, des membres de Greenpeace occupent toujours la parcelle de la zone militaire de Brdy où pourrait être installé le radar. Et pour Jan Tamáš, la multiplication de ce genre d’actions ne peut être qu’une bonne chose:

« Je pense personnellement que plus le nombre d’activités sera élevé, mieux ce sera. Que Greenpeace ait décidé d’occuper le terrain militaire, c’est une excellente idée. Une grève de la faim aussi, c’est bien. Plus il y aura ce genre d’initiatives, mieux ce sera. Et nous savons déjà que nous sommes soutenus par des gens pas seulement ici mais aussi à l’étranger. Il y a des actions pour nous soutenir dans plusieurs villes d’Europe. »