Ecole d'été des études slaves à Olomouc : des étudiants du monde entier réunis pour apprendre le tchèque

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Salut à tous les tchécophiles de Radio Prague ! Comme chaque année, pour des centaines d'étudiants venus du monde entier, l'été est synonyme d'apprentissage des nombreux mystères de la langue tchèque en République tchèque. Depuis lundi, quatre-vingt-cinq élèves en provenance de plus de vingt pays d'Europe, mais aussi d'Amérique et de l'Asie, sont ainsi rassemblés à Olomouc, en Moravie du Nord, à l'occasion de l'Ecole d'été d'études slaves organisée par la faculté des lettres de l'université Palacky. Pendant quatre semaines, tous joindront l'utile à l'agréable. Après les cours données chaque matin, différentes activités culturelles et excursions à travers le pays permettent, en effet, aux étudiants de mettre en pratique leurs nouvelles connaissances dans la langue de Karel Capek ou Jaroslav Seifert. Secrétaire de ces cours d'été, Tereza Vrbova a évoqué ce programme et les motivations de ces étudiants, jeunes ou moins jeunes :

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« Un certain nombre d'entre eux viennent ici pour compléter les études de tchèque qu'ils suivent dans leur pays. Mais il y en d'autres aussi qui étudient, par exemple, la musique et ils veulent découvrir et en savoir plus sur les musiciens tchèques. »

Vous vous parlez de compositeurs comme Bedrich Smetana ou Antonin Dvorak ?

« Tout à fait. Et puis il y a encore d'autres étudiants dont les grands-parents étaient Tchèques, ou encore ceux qui ont besoin du tchèque dans leur activité professionnelle ou qui se préparent à étudier en République tchèque. Ils ont donc besoin de pratiquer la langue. »

Comment est organisé le séjour et comment se déroulent ces quatre semaines ?

« Le matin, ils ont un cours de quatre heures auxquelles s'ajoute une heure de conversation. Bien entendu, il y a différents niveaux qui vont des débutants à ceux qui peuvent presque s'exprimer comme des Tchèques natifs. L'après-midi, des lectures sont proposées qui sont en tchèque et en anglais. Ces lectures sont relatives à un peu tous les sujets. Deux fois par semaine, nous projetons également des films tchèques le soir sous-titrés en anglais pour que tout le monde puisse les suivre. Pendant les week-ends, différentes excursions sont organisées, à Prague par exemple. »

Comment réagissent les grands débutants lors de la découverte de la langue tchèque ? Les difficultés dans l'apprentissage différent-elles selon la nationalité des étudiants ou, au contraire, retrouvez-vous à peu près toujours les mêmes remarques, par exemple sur les déclinaisons ?

« Oui, il y a des différences. Pour ceux qui parlent déjà une langue slave, comme les étudiants de Russie, d'Ukraine ou de Bosnie-Herzégovine, c'est plus facile. A l'opposé, nous avons, par exemple, des Américains qui débutent et là, c'est nettement plus difficile. »

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Et quelles sont les principales difficultés qu'ils rencontrent ? S'agit-il de la prononciation, de la grammaire ou d'autre chose ?

« Oui, ça peut être la prononciation, car la langue tchèque possède certaines lettres difficiles à prononcer pour les étrangers. Mais bien sûr, il y a aussi la grammaire, la conjugaison... Le tchèque n'est pas une langue facile. »

Cette année, vous fêtez le vingtième anniversaire de cette Ecole d'été ? Comment celle-ci a évolué durant tout ce temps ?

« Cette année est effectivement un peu spéciale. Pour marquer le coup, nous proposons également un atelier de théâtre en collaboration avec des comédiens et comédiennes d'Olomouc. C'est une nouveauté. Par ailleurs, les cours se déroulent dans un bâtiment très vieux mais très représentatif qui a été rénové il y a de cela trois ans. Tout cela nous aide à créer une atmosphère accueillante idéale pour les étudiants. »

Avez-vous des étudiants qui reviennent régulièrement ?

« Oui, et nous en sommes d'ailleurs toujours très heureux. Par exemple, cette année, nous avons un couple d'Anglais dont la femme est d'origine tchèque. Tous les deux ont plus de 70 ans et ils étaient déjà venus il y a deux ans. Ils m'ont dit qu'ils aimaient beaucoup l'ambiance qui régnait ici, l'atmosphère universitaire, et que c'est pour cela qu'ils revenaient. »