Économie/Commerce

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Aujourd'hui, nous allons parler d'un problème de restitution d'une maison anciennement forestière, nationalisée sous le communisme. D'usage, nous vous parlons de restitutions empêchées par catégories de biens. Exemple, certains biens nationalisés, dès après 1946, ne sont pas restituables, pour avoir été nationalisés en conséquence de la collaboration, des propriétaires avec les Nazis. Dans le cas à présenter, c'est au demandeur que la restitution est contestée, pour défaut de qualité d'héritier. Et c'est d'autant plus intéressant, que le demandeur est Karel Jan Schwarzenberg dit Karel, anciennement conseiller du président Vaclav Havel. Karel Schwarzenberg, né en 1937, est originaire de la branche des nobles Schwarzenberg, en Bohême du sud. A ce titre, il a déjà bénéficié de la restitution de châteaux. Mais cette fois-ci, il se trouvera en difficultés pour la restitution d'une simple maison anciennement forestière.

Notre illustre personnage a deux pères : un père adoptif et un père légitime, dont il demande la maison forestière en se prévalant de la qualité d'héritier, en tant qu'enfant légitime. En face de lui et contre lui, l'actuel propriétaire de cette maison, un certain Jaroslav Krupauer, mais anciennement procureur de la République et donc juriste, qui aurait acheté cette maison, sous le régime communiste, dans des conditions avantageuses, et contre qui, Schwarzenberg mène une lutte vieille de huit ans pour cette maison située, soulignons-le, à Smetanova Lhota dans la région de Pisek. Voici la position de l'avocat de Krupauer, maître Ladislav Polak : "Karel Schwarzenberg n'a jamais été un ayant droit pour demander la restitution des biens appartenant a son père de sang Karel." Dans son plaidoyer final, maître Polak a attiré l'attention sur le fait que le plaignant, Karel Schwarzenberg, a été adopté en 1960 par Jindrich Schwarzenberg, du vivant de son propre père, décédé en 1986. "Par le fait de l'adoption, a-t-il dit, le plaignant a cessé d'être le fils de son père de sang - dont il demande l'héritage - et de sa famille et il est passé dans la famille de son père d'adoption, ce qui, du point de vue de la succession veut dire qu'il est passé de la seconde géniture a la primogéniture - de la branche de Hluboka des Schwarzenberg (...). Pour que l'ayant droit devienne héritier, conformément a la loi relative a la propriété terrienne, un testament devrait être présenté, lors de la procédure successorale, devant un notaire ou un tribunal tchèque. Mais ça n'a jamais été fait. Etant donné que le plaignant ne remplit aucune des deux conditions précédentes pour être un ayant droit, sa plainte ne peut aboutir", a constaté maître Polak, et d'ajouter que les organes, qui ont jusqu'à présent décidé dans le cadre des restitutions en faveur de Karel Schwarzenberg, n'ont jamais étudié la question de son adoption.

De la sorte, maître Polak met en doute tous les actes juridiques, sur la base desquels, l'Etat tchèque a restitué a Schwarzenberg, par exemple, le château Orlik ou une grande partie du domaine des Schwarzenberg dans la région de Pisek, toujours. Précisons que le prix total de ces biens est estimé a plusieurs milliards de couronnes. Tout cela risquant d'être mis en péril, à cause d'une simple maison forestière. Dans une procédure judiciaire recommencée à zéro, le tribunal de Pisek a reconnu en première instance le droit de Karel Schwarzenberg à récupérer sa maison. Son adoption, donc, pour le tribunal, n'a aucun effet sur sa parenté légitime. Mais la procédure continue. Affaire à suivre.

Une nouvelle concernant la voiture Skoda, très vendue en Europe occidentale. Les voitures Skoda seront conservatrices à l'avenir. Le groupe Volkswagen sera divisé en deux parties : l'une conservatrice et l'autre sportive. Dans ce cadre, le conseil de surveillance du groupe Volkswagen a confirmé l'orientation future de l'usine Skoda Mlada Boleslav. Ce sera une marque conservatrice alors que, par exemple, SEAT espagnol du groupe sera classée parmi les marques de voitures de sport. Dans le groupe Volkswagen, l'ère des classiques est terminée, et c'est la période des réformes qui commence. La politique du plus grand producteur automobile européen est aussi celle de l'usine Skoda Mlada Boleslav, qui connaîtra des innovations, comme vient de le décider le groupe. La direction a imposé un projet, selon lequel, les marques du groupe vont être partagées, à partir du début de l'année prochaine, en une partie classique et une partie sportive.

La classique sera représentée par les marques Volkswagen, Skoda, Bentley et Bugatti, la division sportive sera représentée par Audi, Seat et Lamborghini. Les groupes seront dirigés par VW et Audi, et ce sont elles qui seront responsables des résultats économiques. La division orientée sur les voitures de sport devrait être dirigée par le nouveau chef de l'usine Audi, Martin Winterkorn. L'actuel patron de VW veut que les marques gardent leur caractère individuel, mais qu'elles collaborent d'avantage, au sein des groupes, dans le développement, la fabrication et le marketing. Cela devrait mener au fait que les voitures fabriquées par le groupe ne vont pas se faire concurrence sur le marché. Selon les analystes du marché automobile, ainsi, la nouvelle politique ne peut épargner Mlada Boleslav, en Tchéquie. "Le groupe propose actuellement, dans la catégorie petites voitures, 3 modèles en même temps: VW Polo, Skoda Fabia et Seat Cordoba, qui sont mutuellement en concurrence". La direction VW a, également, décidé la diminution du plan d'investissement à long terme. Alors qu'à l'origine il a été prévu de dépenser, lors des années 2001-2005, 32 milliards d'euros, le nouveau budget pour les années 2002-2006 est inférieur d'un milliard. La raison en est de satisfaire les actionnaires, mécontents par le rapport investissements-chiffres d'affaires, supérieur aux usages dans l'industrie automobile.

Auteur: Omar Mounir
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