EdF se retire de la privatisation de CEZ

EdF, photo: CTK

La société française d'électricité, EdF, se retire de la privatisation de CEZ, le plus grand complexe énergétique en Tchéquie. Pourquoi ce retrait ? Comment se présente désormais la situation ? Les réponses avec Omar Mounir.

EdF, photo: CTK
Ainsi donc se retire le postulant le plus sérieux à l'acquisition de CEZ et de six autres sociétés. Cependant, trois autres concurrents restent en lice. Des sources bien informées citent le britannique International Power, l'italien Enel et l'espagnol Iberdrol, face à la plus grande opération de privatisation dans l'histoire de la Tchéquie, dont le gouvernement entend tirer 200 milliards de couronnes.

Selon le porte-parole de CEZ, les raisons du désistement d'EdF ne sont pas seulement motivées par le prix exigé mais aussi par des conditions du cahier de charges. Mine de rien, les actions de CEZ à la bourse ont réagi à ce désistement, enregistrant une baisse de 0,8%. Au ministère de l'Industrie et du Commerce à Prague, on refuse de commenter la décision d'EdF se contentant de faire état de négociation avec la firme française et l'espagnole Iberdol.

Après l'avortement du second tour d'offre publique où Edf et le tendem Enel/Iberdrola étaient en compétition, les ministère des Finances et de l'Industrie et du commerce doivent préparer à l'intention du gouvernement, pour le 28 février au plus tard, un nouvel appel d'offres. Selon Miroslav Grégr, ministre de l'Industrie et du Commerce, si un nouveau tour n'aboutit pas, la vente de CEZ sera différée à l'après-élections.

Certains observateurs estiment que le français Edf s'est retiré essentiellement à cause des 200 milliards de prix de vente posés par le gouvernement comme plancher, alors que le prix réel serait de l'ordre de 130 à 140 milliards de couronnes. Une différence aggravée par le renforcement de la couronne par rapport à l'euro.

Auteur: Omar Mounir
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