Emmanuèle Bernheim au Festival des écrivains français

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Restons encore un petit moment dans le monde des belles-lettres... Vous le savez de nos émissions, cette semaine, la République tchèque accueille quatre écrivains français : Sylvie Germain, Emmanuèle Bernheim, Benoît Duteutre et Frédérick Tristan. Ils ont été invités au festival de la littérature française, qui porte le même nom que le fameux festival français : Les Belles étrangères. Pendant huit jours, les écrivains feront le tour de la Tchéquie, présenteront aux lecteurs tchèques leurs ouvrages et discuteront avec eux. A l'ouverture du festival, dans un très joli café pragois, j'ai pu échanger quelques mots avec Emmanuèle Bernheim, auteur de quatre romans : Le Cran d'arrêt, Un couple, Sa femme et Vendredi soir, ce dernier étant même porté à l'écran. Lequel ou lesquels parmi eux elle veut présenter aux francophiles tchèques ? Sa réponse...

"Je vais présenter Sa femme qui est mon troisième roman, qui a, d'ailleurs, reçu le prix Médicis et est le seul traduit en tchèque. Je raconte l'histoire d'une femme qui découvre ce que c'est que de rêver, de fantasmer sur quelqu'un, qui prend goût aux rêves, à l'imaginaire... Je présente souvent mes livres à l'étranger, pas tellement de façon officielle comme ici, mais plutôt à la demande de l'éditeur du pays, où je vais. J'aime beaucoup ça. Pour nous, les écrivains, c'est déjà incroyable d'être lus, et si c'est, en plus, dans une langue qui n'est pas la nôtre et par des gens qui l'on ne connaît absolument pas, qui ne nous ont jamais vu à la télévision... Il est vrai que les questions des lecteurs diffèrent d'un pays à l'autre : les Allemands, par exemple, me posent souvent des questions théoriques, ce qui m'embête beaucoup, parce que je n'ai rien de théorique à dire. Il y en a qui sont un peu choqués par certains de mes livres... C'est un petit peu différent, mais pas fondamentalement. Je n'ai jamais eu le sentiment, même en Turquie, ou aux Etats-Unis, de tomber sur une culture totalement différente. Mais je suis traduite aussi en Corée et au Japon et je n'y suis pas encore allée, alors je ne sais pas comment cela ce passe là-bas."

Auteur: Magdalena Segertová
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