Financement public-privé de la science : à la recherche de brevets

Photo: ČT24

Un contrat de coopération scientifique d’une durée de cinq ans lie la Faculté électrotechnique de l’Université technique de Prague (ČVUT) à Cisco, une des plus grandes entreprises informatiques américaines. Au cours de cette période, les deux entités mettront en commun leurs efforts pour conduire des recherches dans le domaine de la sécurité cybernétique. Dans la première année, un des trois projets en cours de réalisation a déjà débouché sur une demande de reconnaissance d’un brevet d’invention. Dans un contexte où la science doit constamment rendre des comptes et présenter des résultats quantifiables, la course aux brevets est intense.

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Le budget total accordé à cette coopération entre le domaine public et le domaine privé est de 500 000 euros. A l’heure actuelle, 40% de cette somme a déjà été utilisé pour soutenir trois projets, tous relatifs à la protection du réseau internet et des usagers. Le choix de l’entreprise Cisco de financer ces projets en particulier n’est pas anodin. Il répond à la vulnérabilité de ses clients, qui utilise des portables ou des iPods, à l’encontre de virus. Si les chercheurs aident à protéger les clients de Cisco des attaques cybernétiques, les scientifiques ont à leur disposition une large base de données de Cisco qui constitue une riche source d’information et peu ordinaire dans la sphère académique.

La connexion entre Cisco et ČVUT s’est construite non seulement sur la base d’intérêts mutuels, mais aussi grâce à des liens du personnel. En effet, les deux fondateurs de Cognitive Security, une petite entreprise d’innovation en matière de sécurité sur internet rachetée par Cisco en 2013, Martin Rehák et Michal Pěchouček, sont en même temps enseignants affiliés à ČVUT.

Le premier projet qui a été soutenu par le fond de Cisco est dirigé par le chercheur Filip Železný et vise à développer une méthode pour détecter une attaque cybernétique déjà dans le code virtuel des zéros et des uns avant que celle-ci ne cause des dégâts aux usagers. Cette technique n’a pas été connue jusqu’alors et à ce titre le projet s’est porté candidat à un brevet d’invention, signé conjointement Cisco et ČVUT.