Foot – Ligue Europa : Plzeň s’offre un 8e de finale contre Lyon

Chakhtior Donetsk - Viktoria Plzeň, photo: ČTK

Un club tchèque participera aux 8es de finale de la Ligue Europa. Le Viktoria Plzeň a créé l’exploit en éliminant le Chakhtior Donetsk. Après le résultat nul (1-1) concédé lors du match aller à domicile, le champion en titre de République tchèque s’est imposé en Ukraine (2-1) jeudi soir, s’offrant ainsi le droit de se frotter à l’Olympique lyonnais au prochain tour. C’est fini, en revanche, pour le Slovan Liberec, éliminé de justesse par les Néerlandais d’Alkmaar (0-1, 1-1).

Chakhtior Donetsk - Viktoria Plzeň, photo: ČTK
Ce sont deux équipes tombeuses d’un adversaire ukrainien qui se retrouveront en 8es de finale. Tandis que Lyon est venue à bout dans la douleur d’Odessa (0-0, 1-0), le Viktoria Plzeň, lui, a disposé du triple champion en titre d’Ukraine. Et tandis que l’OL croisera la route d’un club tchèque pour la deuxième saison consécutive, après le Sparta Prague en phase de poules à l’automne 2012, le club de Bohême de l’Ouest se mesurera à un club français pour la première fois de son histoire en coupes d’Europe.

Même s’il ne s’agit que de cette Ligue Europa si souvent décriée par certains pour son manque d’intérêt, c’est un authentique exploit qu’a réalisé Plzeň sur la pelouse d’un Chakhtior qui ne s’était plus incliné devant son public depuis décembre 2012. En première mi-temps, tout d’abord, deux buts inscrits par Daniel Kolář et Milan Petržela en l’espace de quatre minutes aux alentours de la demi-heure de jeu (29e et 34e) ont permis aux Tchèques de rejoindre les vestiaires avec un avantage inespéré. Inespéré mais encore loin d’être suffisamment confortable pour dire de gérer les affaires courantes en seconde période. Car l’équipe ukrainienne, avec ses talentueux attaquants brésiliens dans ses rangs, a démontré durant les quarante-cinq dernières minutes quel était son véritable potentiel. Donetsk n’a certes inscrit qu’un seul but en toute fin de match (par Luiz Adriano à la 88e), mais s’il n’est pas parvenu à marquer les deux autres nécessaires pour se qualifier, il n’a pas grand-chose à se reprocher, mis à part peut-être un manque de réalisme. Car pour le reste, la réussite était bel et bien dans le camp tchèque, avec notamment un gardien Petr Bolek, pourtant habituellement remplaçant, en état de grâce :

Chakhtior Donetsk - Viktoria Plzeň, photo: ČTK
« Je ne sais pas si on peut dire qu’il était écrit qu’on allait se qualifier, même si c’est vrai que c’est ce que certains d’entre l’avaient annoncé en venant ici. Mais quand on voit le déroulement du match, toutes les occasions ukrainiennes et notamment la fin où nous avons été acculés sur notre but, il faut reconnaître que la chance était de notre côté aujourd’hui. »

Dans l’euphorie du moment, les Tchèques n’avaient pas encore jeudi soir la tête à Lyon, où le match aller sera pourtant disputé dans un peu moins de deux semaines déjà (le jeudi 13 mars). Loin de l’Ukraine, dans la salle de presse du stade Gerland, l’entraîneur français Rémi Garde envisageait déjà ce 8e de finale. Et il a reconnu qu’il s’attendait plutôt à retrouver le Chakhtior Donetsk que le Viktoria Plzeň :

« C’est quand même une petite surprise. On a vu le niveau du football ukrainien avec Tchernomorets contre nous et on sait que le Chakhtoir, c’est encore un cran au-dessus, parce que c’est un club habitué aux joutes européennes avec beaucoup de joueurs sud-américains très performants. Donc, si le Viktoria Plzeň a sorti Donetsk, c’est que cette équipe tchèque est très bonne aussi. On avait donc l’étudier comme il se doit pour essayer de nous qualifier. »

Alkmaar - Slovan Liberec, photo: ČTK
Tenter de se qualifier pour les quarts de finale ne sera plus le souci en revanche du Slovan Liberec, pourtant pas loin lui aussi de renverser la vapeur aux Pays-Bas. Après la courte défaite (0-1) concédée à domicile la semaine dernière, on pensait pourtant le sort de Liberec pratiquement réglé après le nouveau but concédé dès la 19e minute à Alkmaar jeudi. Mais une deuxième mi-temps pleine de panache, avec une égalisation à la 72e minute, a finalement laissé croire jusqu’au bout du temps additionnel que le club de Bohême du Nord parviendrait à arracher son billet pour les 8es de finale. Las, un manque cruel de réussite devant le but adverse, des interventions décisives du gardien néerlandais et un arbitre qui a peut-être hésité à prendre ses responsabilités sur une faute de main qui aurait mérité un penalty ont mis fin au rêve du Slovan. Heureusement pour les amateurs de football tchèques, un peu plus tôt dans la soirée, Plzeň avait bénéficié de la chance que n’a pas eue Liberec. On ne peut pas non plus tout avoir…