Harmonisation de la défense des pays centreuropéens contre l'ESB

r_2100x1400_radio_praha.png

Les ministres de l'Agriculture des pays membres de l'Accord centreuropéen du libre échange se sont mis d'accord, jeudi, à Prague, sur l'harmonisation de la stratégie de prévention de la maladie de la vache folle. Jaroslava Gissubelova:

Une unanimité a marqué l'adoption de la déclaration finale par les ministres de 7 pays - la Slovénie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie. Il y est dit que la maladie de la vache folle n'a pas fait son apparition dans ces pays et que le risque de contamination est minime. Les Etats s'engagent à interdire l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des ruminants et à fabriquer ces farines de manière excluant la survie des porteurs de l'ESB. Afin d'affermir la confiance des consommateurs, ces pays élargiront les tests de surveillance épidémiologique. Il découle des travaux des ministres que les conditions sûres de production des farines animales sont appliquées depuis 1962 en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. Dans les autres pays, les farines animales sont fabriquées de la manière sûre, c'est-à-dire dans des températures au-dessus de 130 degrés Celsius, depuis 8 - 9 ans.

La maladie de la vache folle a été aussi un thème des assises des Chambres d'agriculture du groupe de Visegrad regroupant 4 pays - la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, la Hongrie, et des représentants de Slovénie et d'Estonie. Bien que pas un seul cas de l'ESB n'ait été diagnostiqué dans ces pays, la consommation du boeuf y a baissé de façon dramatique. Aussi, faut-il, selon les représentants de ces pays, que le problème soit réglé là où il était né, donc avec coparticipation financière de l'Union européenne. Estimant qu'il n'est pas dans les moyens des gouvernements de ces pays d'assumer toutes les pertes, ils demandent que les éleveurs des pays candidats reçoivent les mêmes compensations que les éleveurs des pays membres. En ce sens, un communiqué commun a été adressé au commissaire européen pour l'Agriculture, Franz Fischler.