Hockey sur glace: la Tchéquie réussira-t-elle la passe de quatre?

Jaromir Jagr, photo: CTK

L'équipe nationale de hockey sur glace s'envole, ce mercredi, pour la Suède et ses championnats du monde. Vainqueurs des trois dernières éditions, les Tchèques font figure d'ogre d'un tournoi que Guillaume Narguet se fait le plaisir de vous présenter.

Jaromir Jagr, photo: CTK
On se souvient qu'en février dernier, c'était les larmes aux yeux, mais tête haute, que le fier peuple tchèque avait salué l'élimination prématurée de ses artistes hockeyeurs du tournoi olympique de Salt Lake City. La Russie, bénie des dieux ce soir-là, avait alors mis fin à une hégémonie internationale qui durait depuis 1998 et l'or olympique de Nagano. Mais en partie seulement, car cette année encore, comme ils en ont pris la bonne habitude depuis 1999, les Tchèques se présenteront au royaume des descendants vikings coiffés de la couronne de champions du monde. Et certainement pas en victimes expiatoires, bien conscients que la terreur inspirée, tout au long de leur histoire, par ces scandinaves volontiers pilleurs de richesses, n'a jamais relevé que du mythe. Car même si la tâche ne sera pas aisée, les Tchèques ont bien l'intention de prendre d'assaut les célèbres drakkars suédois et finlandais, autres principaux favoris de la compétition, histoire de ne pas rompre avec la tradition des retours glorieux et chantants à Prague. D'ailleurs, inspirés par l'étude de leur histoire de barbares, que pourraient donc bien craindre ces lointains descendants celtes, que sont les Tchèques, de ces hommes du nord?

La troupe tchèque, qui suivra exceptionnellement la voie indiquée par la crosse de velours de leur, déjà légendaire capitaine, Jaromir Jagr, se lancera donc, ce vendredi, à l'abordage d'un groupe éliminatoire largement à sa portée. Tant la Suisse, que le Japon ou l'Allemagne ne devrait constituer d'obstacle infranchissable, lors de la mise en route. Par la suite, les Tchèques devraient retrouver sur le champ de bataille habituel des quarts et demi-finales leurs rivaux de toujours: Suède, qui aura l'avantage du terrain, Finlande, Russie, Canada et, à un degré moindre, Slovaquie et Etats-Unis. Il sera alors temps de montrer les dents et de s'essuyer les lèvres baveuses pour se ruer, casque en avant, à la conquête d'un énième titre de champions du monde qui, lui seul, pourrait apaiser la soif de revanche qui habite les Tchèques, depuis leur récent échec olympique, digne d'un chant du cygne, face aux héritiers d'Ivan le Terrible.