Investissements étrangers : les entreprises allemandes se plaisent en République tchèque

Photo : tungphoto, FreeDigitalPhotos.net

La République tchèque est restée le deuxième pays le plus attractif en Europe centrale et de l’Est pour les investisseurs allemands. Tel est le résultat de la dernière enquête menée par la Chambre de commerce et industrielle tchéco-allemande et les chambres de commerce dans quinze autres pays de la région. Comme en 2013 et 2014, la Pologne, pays frontalier de l’Allemagne et de la République tchèque, arrive en tête de ce classement.

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De 2006 à 2012, soit pendant sept ans, la République tchèque a occupé la première place. S’il a perdu son leadership, le pays n’en demeure pas moins attirant pour les sociétés allemandes. Ainsi, une très grande majorité de celles qui ont investi en République tchèque affirment qu’elles ne regrettent pas leur choix et que sur la base de leur expérience, elles en feraient de même aujourd’hui. Derrière la Pologne et la République tchèque figurent, dans un ordre décroissant, l’Estonie, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie et la Roumanie. L’Albanie et le Kosovo ferment la marche, devant l’Ukraine, tombée au dernier rang.

Tout n’est pas parfait pour autant. Les entrepreneurs allemands ont fait part de leur mécontentement relatif notamment à l’accessibilité à la main-d’œuvre qualifiée, qui serait la plus mauvaise de tous les pays étudiés, et à une stabilité politique jugée insuffisante.

Inversement, dans la colonne points positifs figurent l’accessibilité et la qualité aux fournisseurs locaux, la stabilité économique de la République tchèque, les coûts du travail, les infrastructures, les conditions et les moyens pour la recherche et de développement, les charges fiscales ou encore le règlement des factures en temps et en heure. A noter aussi que la République tchèque, du point de vue toujours des entreprises allemandes, ne compte plus parmi les cinq pays les moins bien notés pour ce qui est de la transparence des appels d’offres.

Par ailleurs, au cours du premier semestre de cette année, l'agence CzechInvest, dont la mission consiste à favoriser les investissements en conseillant les entrepreneurs locaux et les investisseurs étrangers désireux de s'implanter en République tchèque, a travaillé sur 49 projets d'investissements tchèques et étrangers dans le pays pour un montant total de 21 milliards de couronnes, soit près de 765 millions d'euros. Ces investissements devraient permettre la création d’un peu plus de 6 500 emplois.

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A titre de comparaison, en 2014, CzechInvest a favorisé 147 investissements locaux et étrangers d’une valeur globale de 87 milliards de couronnes (3,16 milliards d’euros), soit près de deux fois plus qu’en 2013, le tout devant permettre la création de 16 700 emplois, essentiellement dans la production de véhicules motorisés (67 nouveaux projets en l’espace d’un an et demi pour 34,7 milliards de couronnes, soit 1,25 milliard d’euros).

Les entreprises allemandes, justement, ont été les plus actives sur le marché tchèque ces dix-huit derniers mois avec pas moins de 38 projets d’investissement, loin devant les Etats-Unis (21 projets) et les Pays-Bas (11). En termes de volume, c’est toutefois la Corée du Sud qui arrive en tête avec des projets d’un montant total de 29 milliards de couronnes (1,05 milliard d’euros), devant l’Allemagne (14 milliards de couronnes, soit 510 millions d’euros).