Jana Pollakova raconte l'histoire passionnante de la vie de sa famille tchéco-belge

Marta Pollakova, dans son atelier

A la fin de l'année, je vous propose, chers amis, un retour en arrière. Ce n'est pas moi qui vais le faire, mais une dame très intéressante, que j'ai rencontrée, il y a un mois, dans son appartement à Bruxelles, plein de tableaux magnifiques, de plantes vertes et de chats. Jana Pollakova vit à Bruxelles depuis sa naissance, au début des années 30. Mais son nom et son tchèque parfait en disent beaucoup sur ses racines. Elle est issue d'une famille de Juifs tchèques, une famille de grande bourgeoisie. Les Pollak possédaient, au début du XXe siècle, une propriété à Senohraby, tout près de Prague, des maisons de confection, des plantations de houblon, des moulins... Ils fréquentaient les artistes

Marta Pollakova, dans son atelier
de renom mondial, dont Alfons Mucha et Gustav Mahler qui donnaient des cours de peinture et de piano à sa tante, Marta Pollakova. Place maintenant à Jana, sa nièce. Elle vous parlera du destin mouvementé de sa famille, mais surtout de celui de Marta, peintre de talent... A l'exception de ceux qui s'étaient installés à l'étranger, tous les Pollak ont péri dans les camps de concentration nazis... Marta, elle, est décédée au début des années 60, en Belgique. Mais les souvenirs que sa nièce Jana a gardés d'elle sont toujours très frais. Pourquoi ne pas revenir, un jour, à la vie de Jana Pollakova, qui n'est pas moins intéressante que celle de sa tante...

Auteur: Magdalena Segertová
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