Karlovy Vary : un jour avant le palmarès !

Photo: CTK

Le 41e festival international du film touche à sa fin à Karlovy Vary, la station thermale de Bohême de l'ouest où se trouve aujourd'hui Alexis Rosenzweig :

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La semaine de fête se termine à Karlovy Vary, une semaine pendant laquelle les traditionnels curistes laissent la place aux festivaliers et aux stars du grand écran. Dans quelques heures, seront remis les globes de cristal récompensant les meilleurs films et les meilleurs artistes, qu'ils exercent devant ou derrière la caméra. Quinze titres figuraient dans la compétition officielle, dont six en première mondiale. C'est le réalisateur serbe Goran Paskljevic, ancien élève de l'école de cinéma FAMU de Prague, qui annoncera le successeur, cette année, du film polonais « Mon Nikifor » de Krzysztof Krauze, pour le globe du meilleur long-métrage. Le plus important festival du pays s'affirme encore davantage comme un lieu de rencontre et d'échange entre cinémas de l'Est et de l'Ouest. Les deux tiers des films candidats à l'ultime récompense de cette 41e édition sont des films européens.

Kim Ki-Duk, photo: CTK
Créé en 1946, comme celui de Cannes, et pendant longtemps objet d'un lourd contrôle idéologique, le festival de Karlovy Vary marque désormais le calendrier international du septième art. Certains réalisateurs de renommée mondiale n'hésitent plus à venir y présenter leur toute dernière création, à l'image du Coréen Kim Ki-Duk cette année. Et même si Luc Besson a annulé sa venue, les organisateurs se montrent déjà satisfait par le succès de cette semaine. La météo radieuse de ces derniers jours n'a pas empêché les cinéphiles de s'engouffrer dans les salles obscures. A un peu plus de deux euros seulement, les billets s'arrachent le jour des projections.

Dimanche, la petite ville thermale de Bohême, connue autrefois sous le nom de Carlsbad, retrouvera le calme qui la caractérise tout le reste de l'année, un calme que seuls viendront troubler les va-et-vient des curistes, une petite cruche caractéristique à la main, entre les multiples sources d'eau minérale, qui ont fait la réputation de la station, bien avant la création de son festival du film.