Kreuziger, un premier Tour prometteur pour l’avenir

Roman Kreuziger, photo: CTK

Roman Kreuziger a finalement terminé à 13e place au classement général du Tour de France. C’est le meilleur résultat jamais signé par un coureur tchèque.

Roman Kreuziger, photo: CTK
En terminant à la 13e place au classement général, à 12’59’’ du vainqueur, l’Espagnol Carlos Sastre, Roman Kreuziger a signé la meilleure performance de l’histoire d’un coureur tchèque sur le Tour de France, dont la 95e édition s’est achevée, dimanche, sur les Champs-Élysées. Les premiers Tchécoslovaques à prendre part à l’épreuve reine du cyclisme avaient été Květoslav Palov et Milan Jurčo en 1987. A l’époque, le premier d’entre eux était arrivé 103e à Paris tandis que le second avait abandonné en cours de route. Par la suite, même si les plus importants succès tchèques sur la Grande Boucle restent les trois victoires d’étape du sprinter Jan Svorada, le meilleur classement final avait été celui de Tomáš Konečný en 2002 et de Pavel Padrnos, alors coéquipier de Lance Armstrong, en 2006, les deux hommes achevant le Tour à la 65e place, très loin donc du maillot jaune.

Roman Kreuziger, photo: CTK
Pour sa première participation au Tour, à 22 ans, Roman Kreuziger a donc confirmé, si besoin encore en était, qu’il comptait bien parmi les grands espoirs du cyclisme mondial. Pas seulement en République tchèque mais aussi à l’étranger et dans le peloton, ils sont désormais de plus en plus nombreux, coureurs, anciens coureurs et observateurs, à penser que le Tchèque de l’équipe italienne Liquigas possède les qualités pour gagner à l’avenir un des trois grands tours, le type d’épreuve qui semble le mieux correspondre à son profil. A l’issue de la 21e et dernière étape, bien conscient des progrès qu’il lui reste encore à accomplir, Roman Kreuziger ne s’emballait cependant nullement tout en dressant un bilan relativement positif de sa course :

Roman Kreuziger, photo: CTK
« Je pense que j’ai fait un assez bon Tour de France. Je termine à une place avec laquelle moi et l’équipe comptions plus ou moins avant le début de la course. En dehors de l’ascension du Tourmalet et de l’étape la veille du deuxième contre-la-montre, je ne me suis jamais senti très mal pendant les trois semaines, j’ai donc pu faire la course au maximum de mes possibilités. Pour ce qui est de l’équipe, il nous manque une victoire d’étape pour être tout à fait satisfaits, cela aurait été la cerise sur le gâteau. J’ai découvert le Tour, je pense que c’est une course comme les autres en dehors du fait que la pression des journalistes et du public est plus importante. »

Outre une victoire d’étape, l’autre petite déception à l’heure des comptes est de ne pas avoir remporté le maillot blanc du meilleur jeune. Roman Kreuziger a terminé deuxième d’un classement qui concerne les coureurs de moins de 25 ans, à 1’27’’ d’Andy Schleck, un des autres grands talents prometteurs. Avant le dernier contre-la-montre long de 53 kilomètres, le Tchèque possédait un peu moins de deux minutes de retard sur le Luxembourgeois, un retard qu’il n’a toutefois jamais été en mesure de refaire. Arrivé avec un temps supérieur de 3’21’’ à celui du vainqueur, l’Allemand Stefan Schumacher, Roman Kreuziger n’était cependant pas trop déçu :

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« Je pense que c’est un résultat qui correspond à ce que je pouvais attendre. Je savais que reprendre deux minutes à Andy Schleck était presque impossible. Si je tiens compte du fait que j’étais très fatigué vendredi, je dirais même que je n’ai pas fait un trop mauvais contre-la-montre et que je peux être satisfait. »

A l’issue de ce Tour de France, Roman Kreuziger poursuivra sa saison avec la Classique de San Sebastian, samedi prochain, puis probablement les Jeux Olympiques, voire peut-être le Tour d’Espagne. Mais quoiqu’il arrive, après avoir gagné le Tour de Suisse et terminé deuxième du Tour de Romandie puis treizième du Tour de France, c’est une troisième saison positive et réussie dans le peloton professionnel qu’aura réalisée Roman Kreuziger.