La démographie au coeur de la visite à Prague du commissaire européen Vladimir Spidla

Photo: Commission européenne

La parité des salaires entre les hommes et les femmes, les mesures en vue d'encourager la natalité, tels sont les principaux points abordés lors d'une conférence sur l'évolution démographique au sein de l'Union européenne qui se tenait à Prague.

Photo: Commission européenne
« Les salaires des femmes dans les pays de l'UE sont de 15% inférieurs, en moyenne, à ceux des hommes », a indiqué lors de cette conférence Vladimir Spidla, commissaire européen à l'emploi. La Commission européenne travaille sur une stratégie qui devrait éliminer les différences de salaires entre les hommes et les femmes et que les différents pays seraient appelés à appliquer dans leurs politiques de l'emploi. Selon Vladimir Spidla, en République tchèque, la différence des salaires est encore plus grande, et il s'avère que dans 7% des cas elle est une pure discrimination pour laquelle il n'y a pas d'explication rationnelle.

Vladimir Spidla, photo: CTK
Autre problème que la Commission européenne se propose de régler par une stratégie commune - le vieillissement de la population et la diminution massive du nombre des personnes économiquement actives. En 2030, l'UE manquera de 30 millions de travailleurs. La stratégie en question devrait apporter des changements dans la structure du marché du travail, dans le système d'enseignement et aussi un plus grand soutien aux familles, non seulement de la part de l'Etat, mais aussi par une approche amicale de la part des employeurs qui se manifeste d'ores et déjà dans certains pays dont la France et les pays scandinaves, précise Vladimir Spidla :

« Une approche amicale peut avoir les formes les plus diverses, depuis l'organisation de la durée du travail, l'offre de différents services dont les crèches et les écoles maternelles, jusqu'à l'encouragement à l'autre parent pour qu'il assume la responsabilité des soins à l'enfant, en cas de maladie, par ex.. Il y a une série de possibilités, et certaines entreprises sont très novatrices à cet égard. »

Petr Necas
Un premier pas dans ce sens est le projet de loi introduisant le congé de paternité, présenté par le ministre du Travail et des Affaires sociales, Petr Necas. Actuellement, les pères en Tchéquie ont le droit à une journée libre non payée pour accompagner leur femme à la maternité. Selon la loi proposée, ils devraient bénéficier d'un congé de paternité de huit jours. On écoute le ministre Necas :

« Partager les soins entre les deux parents, par ex. au retour de la maternité, et une plus grande participation des pères dans le rôle de parent, est incontestablement un aspect positif. »

Au niveau européen, le débat qui est mené prévoit un congé de paternité de douze semaines. Or, déjà, une semaine serait un progrès, mais pour l'instant, on ne sait pas quelle sera la réaction du ministère des Finances. Il faudrait trouver 200 millions de couronnes supplémentaires dans le budget pour couvrir les frais qui devraient être engagés.