La liturgie dans la chapelle de Bethléem, a été lue par Jana Silerova. C'est la première femme évêque dans les pays tchèques.

r_2100x1400_radio_praha.png

Elle se trouve à la tête de l'Eglise hussite tchécoslovaque, troisième Eglise dans le pays... Il serait peut-être intéressant de porter un bref regard sur son histoire. Elle fut créée en 1920, deux ans après la naissance du premier Etat tchécoslovaque.

Elle se trouve à la tête de l'Eglise hussite tchécoslovaque, troisième Eglise dans le pays... Il serait peut-être intéressant de porter un bref regard sur son histoire. Elle fut créée en 1920, deux ans après la naissance du premier Etat tchécoslovaque. L'éclatement de l'empire austro-hongrois a été accompagné par la volonté, chez une partie du clergé tchécoslovaque, de rénover et de réhabiliter l'Eglise catholique: aux yeux de certains, celle-ci a été trop liée à la monarchie. Or, près de 140 prêtres, avides de réformes, ont présenté leurs principales revendications réformatrices: liturgie en langue maternelle, participation de laïques à l'administration de l'Eglise, volontariat du célibat. Ces revendications, on ne peut plus radicales pour leur époque, ne pouvaient pas être admises par l'Eglise catholique. Les prêtres réformateurs ont alors décidé de fonder une Eglise autonome, l'Eglise tchécoslovaque.

Dans le document intitulé "A la nation tchécoslovaque", ils ont formulé leur référence au legs de la réforme tchèque et du hussitisme. L'accent a été mis, aussi, sur les bases de la culture chrétienne nationale, les apôtres Cyrille et Méthode et maître Jan Hus étant pris pour ses principaux protagonistes. Quelques centaines de milliers d'ex-catholiques sont passés à l'Eglise tchécoslovaque, ce qui lui a permis de devenir, en un laps de temps très court, la troisième Eglise dans le pays, après l'Eglise catholique et l'Eglise protestante.

Aujourd'hui, l'Eglise tchécoslovaque hussite compte près de 150 000 membres et environ 250 prêtres, dont une centaine de prêtresses.