Lancement d'un nouveau projet de soutien à l'emploi des Roms

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Le projet de soutien à l'emploi des Roms vivant à Prague a été officiellement lancé, ce mardi, par l'association civique rom « Velka Ohrada ».

L'objectif du projet est de stopper la chute sociale des Roms défavorisés sur le marché du travail et de les aider à trouver un emploi. Un moyen pour y parvenir - des cours de reconversion. Un élément nouveau dans ce projet est le service apporté par l'assistant - conseiller qui accompagnera le client depuis le début des cours, lors de la recherche d'un emploi, pendant le travail, et jusqu'à la fin du contrat. La durée du projet est de 18 mois. Il est financé à 70% par les fonds sociaux de l'UE qui est également le donateur d'aide à d'autres projets en cours en République tchèque destinés à empêcher l'approfondissement de l'exclusion sociale des Roms. Selon une étude réalisée en 2006 par la société GAC sur commande du ministère du Travail, il existe en République tchèque plus de 300 localités pauvres dégradées en dehors de la société majoritaire dans lesquelles vivent jusqu'à 80 000 Roms.

Pourquoi des projets spéciaux pour Roms ?

« Puisque c'est une minorité spécifique, en tant que telle, elle a besoin d'une approche spécifique », résume Stana Ondova, coordinatrice d'un projet semblable déjà en cours en République tchèque baptisé Romea. Romea est venu avec une initiative intéressante : une bourse à l'emploi sur Internet. Ses activistes recherchent eux-mêmes les postes convenables et sélectionnent les offres pour qu'elles correspondent aux possibilités des candidats rom :

« Il s'agit, en principe, de professions ouvrières et de celles qui exigent une habileté manuelle, qui conviennent le plus aux gens sans formation », dit Stana Ondova. Le projet Romea est venu encore avec une nouveauté : la personne de l'activiste social rom qui travaille sur le terrain et qui aide les familles en difficulté sociale ou celles dont les membres n'ont qu'une formation élémentaire. Le coordinateur du projet Vojtech Lavicka explique pourquoi ces activistes sont utiles :

« Le Rom qui vit dans un ghetto ou au plus bas niveau social n'a pas accès aux informations, ne sait pas utiliser Internet et ignore quelles sont ses propres capacités. Par exemple, quelqu'un qui a travaillé comme terrassier peut devenir vannier, peindre, faire des choses dont il n'a jamais pensé qu'elles puissent l'aider à gagner sa vie et à sortir de sa situation difficile. »

L'expérience de la ville de Novy Bydzov témoigne du fait que les projets de soutien à l'emploi des Roms peuvent porter leurs fruits : 10 participants sur 12 ont terminé avec succès les cours de requalification - les hommes dans l'industrie du bâtiment et comme chauffeurs de camion et de tracteur, les femmes comme cuisinières. Ils ont tous trouvé un emploi et continueront à travailler même après la fin du projet.