Le chômage baisse pour de vrai

Photo: Filip Jandourek, ČRo

Au mois de mai, le taux de chômage en République tchèque a baissé de 0,4 point pour s’établir à 7,5%. La tendance se poursuit donc depuis le début de l’année et ne semble pas seulement imputable à un effet saisonnier également à une réelle amélioration de la situation économique.

Photo: Filip Jandourek,  ČRo
Avec 25 000 chômeurs de moins, le nombre de personne sans emploi est désormais de 549 973 selon le Bureau du travail, qui a rendu public ces données en début de semaine. Le taux de chômage baisse ainsi continuellement depuis janvier quand il a atteint le niveau record de 8,6%, avec plus de 629 274 personnes enregistrées auprès du Bureau du travail.

Pourtant, la plupart des économistes s’attendaient à un résultat légèrement plus négatif. Comme prévu, l’effet saisonnier a joué un rôle avec des créations d’emplois de courte durée dans l’agriculture, l’hôtellerie, la restauration ou les services liés au tourisme. Et les spécialistes expliquent le différentiel entre leurs prévisions et les chiffres communiqués par le retour de la croissance économique et la hausse de la consommation des ménages, lesquels ont d’ailleurs en moyenne vu leurs revenus croître depuis le début de l’année.

Selon les données publiées la semaine dernière par l'Office tchèque des statistiques (ČSÚ), la croissance de l'économie tchèque s'est ainsi élevée à 2,5% au premier trimestre 2014 par rapport à la même période l'année précédente. C'est un chiffre largement supérieur aux prévisions et le plus important depuis trois ans. Aussi le taux de chômage devrait continuer à diminuer sensiblement ces prochains mois.

Pour autant, les inégalités géographiques persistent largement avec des régions qui peinent à achever leur transition industrielle, telle que la région d’Ústí nad Labem (11% de chômage) au nord de la Bohême, ou celle de Moravie-Silésie (10%), et des régions comme Prague (5,3%).