Le cours de la couronne tchèque a été revu à la baisse

r_2100x1400_radio_praha.png

Le gouverneur de la Banque centrale, le Premier ministre et le ministre des Finances ont convenu, mardi, de la stratégie d'une révision à la baisse du cours trop fort de la monnaie tchèque. Plus de détails avec Jarka Gissubelova.

Mardi, la couronne tchèque s'est éloignée des valeurs record qu'elle affichait les dernières semaines. L'accord naissant entre le gouvernement et la banque centrale, mais surtout l'échec de la privatisation du géant de l'énergie électrique, CEZ, ont fait reculer le cours de la couronne de 20 hellers par rapport à l'euro. Mardi matin, la couronne a perdu : de 32,05 à 32,36 pour un euro, pour clôturer à 32,28. L'accord mentionné devrait consister en la collaboration du gouvernement avec la banque, lors du change des devises que le gouvernement obtiendra pour la vente des entreprises du gaz, de la société pétrolière Unipetrol, de la dette russe ou d'autres recettes en devises. Les recettes de la privatisation atteindront, cette année, une somme record de presque 150 milliards de couronnes. Si des mesures exceptionnelles n'étaient pas prises, le change d'une somme aussi importante en couronnes ferait naître une forte demande de la monnaie tchèque, ce qui pousserait à la hausse la valeur de son cours. Cette évolution serait nuisible tant aux exportateurs, qu'à la performance de l'économie tchèque. Pour qu'il n'en soit pas ainsi, le gouvernement changera les devises directement à la banque centrale, qui les déposera en réserves. Bref, l'objectif est que le gouvernement ne vende pas les devises sur le marché de change public, pour ne pas occasionner les fluctuations du cours.

Or, le souci du cours trop fort de la couronne a diminué, après l'échec de la plus grande privatisation des géants de l'énergétique tchèque, reportée probablement jusqu'à la période d'après les élections de juin. Les économistes sont, cependant, convaincus que le cours de la couronne ira augmentant, en raison du rendement croissant de l'économie nationale et d'un nouvel afflux d'investisseurs étrangers.