Le programme préélectoral de la social-démocratie

Les sociaux-démocrates: V. Spidla et S. Gross, photo: CTK

La social-démocratie mise sur le social pour les législatives de juin. Plus de détails avec Alain Slivinsky.

Les sociaux-démocrates: V. Spidla et S. Gross, photo: CTK
Les sociaux-démocrates, dans leur campagne électorale pour les prochaines législatives tchèques, au printemps de cette année, désirent proposer aux électeurs un programme qui devrait renforcer le rôle de l'Etat social. En effet, lors de la conférence de la social-démocratie, qui s'est tenue samedi, à Prague, le président de la social-démocratie, Vladimir Spidla, a qualifié la politique sociale solidaire, de principal objectif de son parti. Tout aussi importante, pourtant, l'entrée de la République tchèque à l'Union européenne. Le social, c'est quoi, à la mode social-démocrate ? L'introduction, par exemple, de nouvelles allocations, sous la forme d'un fonds des pupilles ou d'une sorte de prêt aux jeunes mariés. Un fonds financé par l'Etat - dans les 1500 euros par nouveau-né - une somme qui serait gérée par l'Etat, jusqu'aux 18 ans de l'enfant. D'un autre côté, pas de médicaments gratuits pour les personnes âgées de plus de 70 ans. Pas question, non plus, pour les sociaux-démocrates, de baisser le niveau des dépenses mandataires fixées par la loi. Elles sont justement représentées par les allocations sociales, en premier lieu. Vladimir Spidla a déclaré : « La hausse de l'efficacité de l'économie garantit un bon niveau pour le développement de la conception d'un Etat social ». Concernant la baisse de la dette publique, le président de la social-démocratie affirme que la dette de la République tchèque ne dépasse pas le cinquième du PIB, alors que celle-ci est beaucoup plus élevée, dans la plupart des pays développés. Stanislav Gross, ministre de l'Intérieur et vice-président du parti social-démocrate, a indiqué que, si ce dernier participait au futur gouvernement, il professionnaliserait l'armée d'ici à 2010. Elle compterait, alors, 35 000 militaires professionnels et 10 000 employés civils. Abolition, aussi, du service militaire obligatoire, à partir de l'année 2006. Le président des sociaux-démocrates, Vladimir Spidla, a encore indiqué que son parti était prêt à discuter d'une éventuelle coalition gouvernementale, après les législatives, avec toutes les formations politiques, qui en exprimeront le désir, toutes, sauf les communistes.