Les Tchèques vont établir la paix en Macédoine

OTAN

Après la signature, lundi, de l'accord de paix en Macédoine, plus de trois mille soldats de l'OTAN vont se rendre dans ce pays, pour empêcher un nouveau conflit. Parmi eux, une centaine de militaires tchèques. Par Magdalena Segertova.

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Les 120 Tchèques qui prendront bientôt la destination de la Macédoine, secouée depuis six mois par un conflit armé entre les extrémistes albanais et les Macédoniens, vont protéger le haut commandement des forces de paix. "C'est une tâche prestigieuse, qui n'est confiée qu'aux meilleurs des meilleurs", a dit Jiri Sedivy, chef d'état-major. Parallèlement, l'armée tchèque va retirer ses hommes de la Bosnie et renforcer sa mission au Kosovo. Ajoutons encore que l'opération de paix en Macédoine, dont l'objectif est surtout de désarmer les rebelles albanais, devrait durer environ un mois. A part la République tchèque, une dizaine de pays membres de l'Alliance atlantique y prendront part.

La signature de la paix, qui reste pourtant assez fragile, a fait plaisir aux dirigeants politiques du monde entier. En premier lieu, bien sûr, aux représentants de l'OTAN, de l'Union européenne et des Etats-Unis, qui ont négocié l'accord en question. Le président américain, George Bush, parle d'un bon signe, George Robertson, secrétaire général de l'OTAN, d'un retour à la vie normale, d'une lumière au fond d'un tunnel, Javier Solana, représentant de l'UE, d'un grand jour pour la Macédoine, selon le chancelier allemand, Gerhard Schröder, Skopje peut, désormais, compter sur le soutien de Berlin. Le Président tchèque, Vaclav Havel, partage tout à fait l'optimisme de ses collègues. Il croit fermement en la conciliation des Albanais et des Macédoniens, en le renforcement de la démocratie et des droits de l'homme en Macédoine. Mais respecter les droits de l'homme veut aussi dire protéger les droits des minorités, n'a pas oublié de souligner Vaclav Havel... Les médias tchèques, eux, restent assez réticents à ce sujet, vu que les combats entre la minorité albanaise, demandant des droits supplémentaires, et les Macédoniens se succèdent, accord ou pas accord.

Auteur: Magdalena Segertová
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