Les territoires d’exclusion sociale augmentent en République tchèque

Photo: Andrea Čánová, ČRo

D’après un rapport de l’Agence gouvernementale pour l’intégration sociale rendu public mercredi, les territoires d’exclusion sociale, le document évoquant des ghettos, prolifèrent en République tchèque, tout comme le nombre d’habitants y résidant. Ce rapport relatif à l’application de la stratégie de lutte contre l’exclusion souligne l’échec du plan de mesures en vigueur entre 2011 et 2015.

Photo: Andrea Čánová, ČRo
Ce programme comportait 71 recommandations destinées à améliorer les conditions de logement, de santé, d’éducation, d’emploi et de sécurité de ces territoires. Seules 18 de ces mesures ont été appliquées. 26 l’ont été partiellement, 24 sont passées à la trappe et trois ont été vidées de leur substance.

Une étude datant de 2006 recensait 80 000 habitants, principalement roms, dans quelque 300 « ghettos ». Martin Šimáček, le directeur de l’Agence gouvernementale pour l’intégration sociale, estime ce nombre à au moins 400 aujourd'hui. Il n’y a cependant aucune documentation quantitative sur la population concernée mais le ministère du Travail et des Affaires sociales s’activent actuellement à une nouvelle analyse sur cette question.

Le présent rapport note quant à lui que la situation de ces quartiers ne s’est « fondamentalement pas améliorée ». La criminalité, les dépendances aux jeux et aux drogues, y restent bien supérieures à la moyenne nationale. Ces territoires souffrent également d’un déficit de qualité des services publics et sociaux qui y opèrent. Ainsi les travailleurs sociaux et les policiers ne sont pas valorisés, notamment financièrement, d’autant plus que les forces de l’ordre sont mal formées pour faire face aux problématiques spécifiques de ces zones d’exclusion.

La situation du logement y est déplorable. Les auteurs du rapport considèrent que 80% des habitations auraient besoin, partiellement ou entièrement, de travaux de rénovation.