Lettres, cartes postales, rapports d'écoute, message divers...

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Heureux de vous retrouver pour cette boîte aux lettres diffusée toutes les fins de semaine sur nos ondes. Cette fois-ci, le plus grand nombre de vos lettres, envoyées par la voie de la poste ou par courrier électronique, revient à l'émission spéciale que nous avons diffusée à l'occasion du 70e anniversaire de Radio Prague. Il est donc normal qu'une bonne partie de notre boîte aux lettres soit consacrée à vos opinions et appréciations de cette émission.

Commençons par la sympathique lettre que nous a envoyée Bruno Guerrée de Dijon en France naturellement. Il nous écrit : « Quelle bonne surprise de recevoir ce superbe certificat à l'occasion du 70e anniversaire de vos émissions internationales ! Il m'a fait très plaisir et je vous en remercie beaucoup ! Et il n'a mis que deux jours pour venir de Prague à Dijon, les postiers tchèques et français sont bien efficaces ! » Après un rapport d'écoute qui méritera naturellement la carte QSL spéciale pour l'écoute de l'émission du 31 août 2006, notre auditeur de Dijon continue : « Ce qui m'a le plus touché ? D'entendre l'ancien indicatif « Ici Prague, Tchécoslovaquie ». Eh oui, c'est cet indicatif qui m'a fait tomber dans la marmite de la radiodiffusion internationale. C'était en 1971, j'avais alors 14 ans, et c'était en ondes moyennes, sur un petit transistor de cuisine tout simple...Voilà pourquoi la première lettre que j'ai reçue d'une station de radio date de décembre 1971 et que cette lettre est signée de Jarmila Krumhanzlova, Directrice des émissions en langue française de Radio Prague...Et, si je fais un rapide calcul, je m'aperçois que je connais Radio Prague depuis 35 ans, soit la moitié des 70 années d'existence de la station... Tout ceci explique pourquoi Radio Prague m'est particulièrement chère. Ce qui m'a le plus amusé ? Le côté « déjanté » du programme spécial du 31 décembre 1982... Ce qui m'a le plus déçu ? Que vous n'ayez pas utilisé toute l'amplitude de votre plage horaire pour nous offrir plein d'archives sonores... Les auditeurs anglophones ont été davantage gâtés avec cette superbe rétrospective de David Vaughan... » Notre auditeur termine par un « Bon anniversaire à Radio Prague et que les vents te soient favorables ! »

Une lettre sympathique vraiment et qui fait chaud au coeur de tous les membres de la rédaction. Pour ce qui est des archives, nous y avons pensé, mais il faut savoir qu'avec les chamboulements de 1989 et les années suivantes, il ne nous reste que très peu d'archives des émissions en langue française. Les émissions en anglais se sont peut-être mieux conservées. Mais une telle lettre mérite bien une récompense musicale... folkorique.

Nous disions que nous allons consacrer une grande partie du courrier à vos réactions au Spécial du 70e anniversaire, mais une carte postale vient de me tomber sous la main et nous ne pouvons ne pas la citer sur les ondes. Vous verrez pourquoi... elle nous a été envoyée par Rose-Marie Becker qui nous écrit : « Tout d'abord, un grand merci pour le magnifique poste-radio miniature que vous m'avez fait parvenir. Ensuite, je voudrais vous féliciter pour l'émission consacrée au musée GottLand. J'en suis absolument ravie ! Gott soit avec vous ! Je possède, quand à moi, les premiers 45 tours de ce ... « Play-Boy ». D'ailleurs une de ses chansons intitulées en allemand « Tausend Türme mein Stadt », est pour ainsi dire ma préférée, suivie de « Fais la rire » (titre français). A vrai dire je suis fan depuis les premières heures. Cassettes, albums, CD, tout est là. En allemand surtout, puis en tchèque, italien etc... J'adore aussi quand il chante Rose-Marie, l'opérette (qu'est mon prénom). Bref, cela ne nous rajeunit pas. Merci pour votre investissement dans « Radio Prague en français » Dommage que le dimanche matin à 07.57 l'émission est brouillée... » Eh bien, chère amie, puisque vous aimez tellement Karel Gott, nous vous souhaitons de pouvoir un jour venir visiter son musée qui vient d'ouvrir dans la banlieue de Prague. Pour l'instant, apprennez qu'il est récemment devenu père d'une petite fille et voici donc Rose-Marie par Karel Gott.

Un autre auditeur qui nous a bien fait plaisir en écoutant notre Spécial du 70e anniversaire, c'est Jean-François Meile d'Ars-sur-Moselle, en France. En effet, il nous a écrit : « J'ai reporté un séjour professionnel du 31 août au 1er septembre afin d'écouter votre émission spéciale pour les 70 ans de Radio Prague, mais j'ai oublié de vous transmettre le rapport d'écoute en fin d'émission. Je le fais aujourd'hui avec du retard. Avec tous mes voeux en vous souhaitant d'émettre encore 70 ans. » Et bien quand même, reporter un voyage pour écouter notre émission, il faut le faire ! Félicitations et merci, cher ami ! Christian Sorel de Caen a, lui aussi, écouter le Spécial et écrit qu'il espère que les nouvelles technologies permettront d'écouter encore longtemps Radio Prague avec un véritable appareil radiophonique, car c'est le véritable moyen de réception de cette « grande dame » qu'est la radio qui doit être reçue chez soi avec les honneurs qu'on lui doit... Nous le souhaitons aussi, mais on n'arrête pas le progrès ! Hervé Brian, de Talence en France, écrit nous avoir écouté sur un récepteur de construction amateur équipé de 2 lampes batterie A 409 et datant des années 1925/1930. Il continue : « J'ai écouté avec beaucoup de plaisir votre 1er extrait sonore, celui-ci représentant la situation où je me trouve lorsque je vous écoute sur ce récepteur, bruit de fond, sifflements, parasites etc...Mais quelle joie d'entendre une voix amie, même faible, dans le casque. Les temps ont changé et je vous lis régulièrement sur le net, mais le plaisir d'entendre vos émisions dans un récepteur sera toujours sans égal. »

Force est de constater qu'à heure du net, de la télévision par satellite, de la TNT, de toutes les nouvelles technologies, nombreuses sont les personnes qui, pour changer un peu, font comme vous et... moi en l'occurrence : elles installent un vieux poste, pas forcément à lampes, mais avec un bouton et un cadran classique. Pourquoi ? Pour, au lieu du numérique parfait, écouter de lointaines stations de radio avec les sifflements, les bruits, les parasites, les évanouissements, bref pour retrouver les charmes de la radio, quand l'écouter était encore une petite aventure ! C'est aussi un peu comme passer un vieux 33 tours...