Logement : le gouvernement gèle les loyers jusqu’à la fin des mesures anti-coronavirus

Photo illustrative: Štěpánka Budková

Augmenter le montant des loyers des appartements en République tchèque ne sera pas possible tant que les mesures de restriction visant à enrayer la diffusion de l’épidémie de coronavirus resteront en vigueur. Le décret a été adopté par le gouvernement ce jeudi.

Photo illustrative: Štěpánka Budková
Ce moratoire sur le plafonnement des prix des loyers s’achèvera automatiquement dès que les mesures de restriction seront levées. Pour l’heure, la date fixée par le gouvernement est le 8 juin, mais cette levée pourra être décidée plus tôt si le gouvernement estime que les conditions sont réunies pour une telle décision.

Ce décret a été adopté dans le prolongement de la loi selon laquelle les locataires provisoirement sans revenus en raison de la situation actuelle ne pourront pas voir leur contrat résilier s’ils ne sont pas en mesure de payer leur loyer avant la fin du mois de juillet. Selon le texte en question, ils seront toutefois tenus de régler leurs retards de paiement avant la fin de l’année. Le texte en question a déjà été adopté par le Parlement.

« Puisque de nombreux foyers sont confrontés à une baisse de leurs revenus, cette mesure est nécessaire, a expliqué la ministre des Finances, Alena Schillerová (mouvement ANO). Le gouvernement a déjà tendu la main aux gens qui ne sont pas en mesure de payer leur loyer. Nous faisons suite en protégeant les locataires qui, certes, parviennent à régler leur loyer, mais dont le budget familial ne supporterait pas une éventuelle augmentation. Grâce à ce moratoire, ils auront la certitude que dans la situation actuelle compliquée, leurs charges pour le logement n’augmenteront pas. »

Plus généralement, selon le texte, cette mesure doit permettre de faire en sorte que les loueurs n’abusent pas de leur position dominante. Elle a toutefois suscité de vices protestations des propriétaires des immeubles et des partis de l’opposition de droite. Selon ces derniers, la loi, qui constitue une atteinte à la propriété privée, ne protège pas les loueurs et ne leur donne aucune garantie qu’ils recevront l’argent qui leur est dû. Présidente de la formation conservatrice TOP 09, Markéta Pekarová Adamová a indiqué que la loi ferait très probablement l’objet d’une plainte auprès de la Cour constitutionnelle.