Manifestations du 1er mai sans incident sauf un, mais majeur

Katerina Jacques, photo: CTK

Les manifestations du 1er mai se sont, en général, déroulées dans le calme. Pourtant, on relève un incident de poids : Katerina Jacques, candidate des Verts aux législatives de juin et directrice générale de la section des droits de l'homme et des chances égales du Bureau du gouvernement tchèque, a été brutalisée par la police.

Katerina Jacques, photo: CTK
La directrice générale de la section des droits de l'homme et des chances égales du Bureau du gouvernement tchèque, Katerina Jacques, a été brutalisée par les forces de l'ordre, lors des manifestations du 1er mai, à Prague. Elle tenait une banderolle portant l'inscription « Les Verts contre le néonazisme » et protestait ainsi contre les tendances extrémistes, lors de la manifestation de l'extrême-droite et des anarchistes sur la place Jan Palach, à Prague. L'intervention des forces de police lui semble inadéquate :

« Ils m'ont battue devant mes enfants qui sont restées complètement choquées. En effet, je les éduque dans la confiance envers les policiers qui doivent les protéger et qu'ils doivent respecter. Ces enfants, ils ont vu comment les policiers ont battu leur maman. Et les autres policiers faisaient seulement attention à ce que personne ne prenne des photos. Aucun d'eux n'a arrêté le policier qui me battait. »

Martin Bursik
Un paradoxe dans une telle intervention des forces de l'ordre, selon le président du Parti des Verts, Martin Bursik :

« Vraiment intéressant de constater que les forces de l'ordre s'en sont prises justement à Katerina Jacques, directrice générale de la section des droits de l'homme et de l'égalité des chances, du Bureau du gouvernement tchèque. On ne peut que constater qu'elles ont réussi à brutaliser l'une des personnes les plus compétentes en la matière. »

A l'heure actuelle, le policier qui a renversé Katerina Jacques, lui a passé les menottes sans ménagement, l'a encore brutalisée dans le panier à salade et au poste de la police, a été suspendu, selon les informations du ministre de l'Intérieur, Frantisek Bublan. Mais Katerina Jacques se pose la question : je suis connue, candidate aux législatives, mais qu'en serait-il advenu d'un simple citoyen ?