La voix de la Tchéquie a été entendue à Salonique

Participants du Sommet de l'Union européenne à Salonique, photo: CTK

Selon le journal Lidove noviny, le Premier ministre tchèque, Vladimir Spidla, a réussi à imposer une de ses idées, au Sommet de l'Union européenne, à Salonique.

Participants du Sommet de l'Union européenne à Salonique,  photo: CTK
On peut dire, vraiment, que le chef du gouvernement tchèque, Vladimir Spidla, a marqué un point, au Sommet de l'Union européenne, à Salonique. Ce point concernait l'organisation palestinienne Hamas, qualifiée d'organisation terroriste par les Etats-Unis, mais plutôt tolérée par certains pays de l'Union. Cette dernière voulait adopter une position très modérée envers le Hamas, une idée soutenue par le Président français, Jacques Chirac. Vladimir Spidla, Premier ministre d'un pays candidat, a proposée une formulation plus rigoureuse, selon laquelle « Le Conseil de l'Europe étudie expressément la possibilité d'une action plus large contre le financement du Hamas ». Le chef d'Etat français était contre une telle formulation. Pourtant, la proposition tchèque a bénéficié du soutien de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas et de la majorité des pays candidats. En fin de compte, elle a été adoptée. Pour le Premier ministre tchèque, c'est une preuve que la voix de la République tchèque ne se perdra pas en Europe.

La diplomatie tchèque s'est déjà engagée dans le problème du Proche-Orient. Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne a adopté, encore avant le sommet de Salonique, la proposition du chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, selon laquelle, les représentants de l'Union ou des pays membres et candidats devraient séparer leurs voyages en Israël de ceux qu'ils effectuent dans l'administration palestinienne. Une proposition faite sur la base de l'expérience de Javier Solana, qui n'avait pas été reçu par le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, en raison du fait qu'il avait rencontré, encore avant, le leader palestinien, Yasser Arafat. Les visites ne devraient donc pas être cumulées. Selon les observateurs, il semble que la Tchéquie, en commun avec les autres pays candidats, forme un contre-poids des idées, plutôt pro-arabes, qui prédominent au sein de l'Union européenne.