Premier discours du président de la République à la Chambre

Vaclav Klaus à la Chambre des députés (Photo: CTK)

Le président de la République, Vaclav Klaus, s'est rendu à la Chambre des députés, pour la première fois, depuis son élection en février dernier. La Chambre, il connaît bien, puisqu'il y a été président et, au début de cette année encore, il y occupait le siège de simple député du Parti civique démocrate, la principale formation de droite, dans l'opposition.

Vaclav Klaus à la Chambre des députés  (Photo: CTK)
Le président de la République, Vaclav Klaus, s'est rendu à la Chambre des députés, pour la première fois, depuis son élection en février dernier. La Chambre, il connaît bien, puisqu'il y a été président et, au début de cette année encore, il y occupait le siège de simple député du Parti civique démocrate, la principale formation de droite, dans l'opposition. Dans un court discours de quinze minutes seulement, le chef de l'Etat s'est plutôt, selon les observateurs, présenté comme une sorte de chef de l'opposition, justement. Pourtant, au temps de la présidence de Vaclav Havel, il a souvent critiqué ce dernier pour ses déclarations concernant le travail des députés ou du gouvernement. Ce gouvernement, dont le Premier ministre, Vladimir Spidla, était absent, se trouvant au Sommet de l'Union européenne, à Bruxelles, le chef de l'Etat ne l'a pas ménagé. Trois points principaux dans sa critique : le déficit trop élevé du projet de budget de l'Etat, l'augmentation du pouvoir de l'Etat au détriment des libertés des citoyens, les conséquences néfastes de l'adoption de la Constitution européenne. Vaclav Klaus a déclaré entre autres : « Disons le clairement : la réforme des finances publiques, qui en fait la réforme des relations entre l'Etat et le citoyen, reste la sphère fondamentale de notre plus proche avenir ». En conclusion, il a appelé tous les députés à contribuer, de la meilleure manière, à trouver la meilleure solution pour la République tchèque. Pour lui, continuer sans aucun changement est tout simplement impossible.