Une année de la présidence de Vaclav Klaus

Le Président Vaclav Klaus

Le 28 février, il y a un an, Vaclav Klaus était élu président de la République tchèque. Une année à la tête de l'Etat tchèque, c'est l'occasion de faire un bref bilan.

En un an, depuis son élection à la fonction de chef de l'Etat tchèque, Vaclav Klaus a effectué 21 visites à l'étranger. La plus importante a, certainement, été sa participation au Sommet de l'Union européenne, à Athènes, et la signature de l'Accord sur l'adhésion à l'Union. Pourtant, les médias et beaucoup de politiciens ont critiqué Vaclav Klaus pour ses prises de position en matière de politique étrangère, surtout en ce qui concerne l'intégration européenne et la guerre contre le régime de Saddam Hussein en Irak. Une seule visite officielle manque à l'actif du président tchèque, celle des Etats-Unis. On note certains gestes positifs de Vaclav Klaus : soutien à la dissidence cubaine, refus de prendre place à côté du dictateur ukrainien Lukachenko, condamnation du mal causé aux Allemands des Sudètes. D'un autre côté, les médias tchèques lui reconnaisent un certain mérite en politique intérieure : il tient ses promesses et ne s'ingère pas tellement dans les affaires du gouvernement. Promesses tenues aussi en matière de grâces présidentielles : il les traîte seul et, sur 1 158 demandes en grâce, il en a accordé sept. Pour Tomas Halik, professeur de sociologie à l'Université Charles de Prague, « Vaclav Klaus n'a pas présenté une expression systématique de sa philosophie politique ; nous devons donc nous en remettre à une expression de sa foi temporaire, au beau milieu d'un grand nombre de ses textes ».

En dépit de tous les reproches qu'on peut formuler à l'égard du chef de l'Etat tchèque, Vaclav Klaus est devenu, selon les sondages les plus récents, l'homme politique le plus populaire en Tchéquie, avec 69 % de sympathisants. Le quotidien national Mlada fronta Dnes a effectué une enquête : une année de Klaus au Château de Prague. Satisfait ou non ? Rut Kolinska, élue Femme de l'année 2003, attendait de lui des efforts pour se présenter comme un grand homme d'Etat. Il lui semble qu'il est resté le président d'un parti politique qui, en même temps, tente d'être populaire. Pour Lukas Pollert, conseiller municipal, médecin de son état et champion olympique, Vaclav Klaus, ne l'a pas déçu parce qu'il n'en attendait rien de spécial. En tant que président de la République, il lui convient. Il n'a rien fait de tellement mal, tout est comme dans le meilleur des mondes. Ivan Hlas, chanteur et compositeur, pense que le président pourrait s'engager plus dans la politique internationale. Ce qui ne lui plaît pas : quand on est le successeur de quelqu'un, on ne dit pas ce qu'il a fait de mal. Les musiciens ne le font pas quand ils remplacent un autre, dans un orchestre. En général, toutes opinions confondues, Vaclav Klaus, serait un bon président.