La coalition gouvernementale et son programme

Pavel Nemec, Jiri Paroubek et Stanislav Gross, photo: CTK

La coalition gouvernementale mène d'intenses discussions sur son projet de programme. Les premiers commentaires parus dans la presse tchèque sont plutôt critiques.

Pavel Nemec,  Jiri Paroubek et Stanislav Gross,  photo: CTK
Pour le quotidien Mlada fronta Dnes, la présentation du premier projet du programme du gouvernement ne peut être qu'une mauvaise plaisanterie : il ressemble plutôt à un programme électoral, écrit le journal. Selon le quotidien économique, Hospodarske noviny, le gouvernement de coalition promet beaucoup, mais reste à voir ce qu'il sera capable de réaliser. Par exemple, où prendre les moyens financiers nécessaires à la création de 100 000 nouveaux emplois, à la construction de 50 000 nouveaux logements ou à la nouvelle introduction des prêts à bas intérêts aux jeunes mariés?

Selon le même quotidien, les premières versions du programme du cabinet de Stanislav Gross se présentent sous la forme d'une sorte de mélange des réformes entreprises par le gouvernement précédent et de mesures contre ces réformes. On y trouve, aussi, un grand nombre de promesses qui, probablement ne pourront être réalisées, faute de moyens financiers. Contre les réformes, on peut citer la volonté d'introduire, de nouveau, les allocations familiales pour tous sans différence de revenu, la nouvelle hausse du soutien de l'Etat aux épargnes destinées à la construction ou à l'achat d'un logement. Le projet d'augmenter l'imposition progressive est, aussi, contraire à la volonté de simplifier le système fiscal.. Les moyens financiers dont dispose le budget de l'Etat peuvent augmenter grâce à la croissance de l'économie que le gouvernement veut réaliser par la création de meilleures possibilités pour l'entreprise, l'accélération du travail des tribunaux, le soutien aux investissements, la science et la recherche.

Le Premier ministre, Stanislav Gross, compte présenter la version définitive du programme le 17 août. Après, le gouvernement devra demander la confiance de la Chambre des députés.